C’est l’hiver, c’est donc le moment propice pour écouter « Neige » de Miossec, issue de son 4e album « Brûle » (2001), à mon avis son meilleur. Les arrangements, acoustiques, plus travaillés que sur d’autres de ses albums tout en restant sobres, sont particulièrement réussis.
Auteur : PatB
Mansfield Tya – Je ne rêve plus
Julia Lanoë est championne du monde du grand écart stylistique : elle fait en effet partie de deux groupes aux univers radicalement différents. D’un côté, Mansfield Tya, duo acoustico-mélancolique avec la violoniste Carla Pallone, et de l’autre Sexy Sushi, duo techno-punk (on appelle aussi ça de l’electro-clash) avec David Grellier. On est à la limite du dédoublement de personnalité :
On ne s’attardera sur la facette Sexy Sushi que le temps de dire qu’une des chansons phares du groupe s’intitule « Meurs, meurs, Jean-Pierre Pernault ». Quant à Mansfield Tya, touchant duo nantais aux arrangements minimalistes, il mérite grandement d’être découvert. Je m’y emploie donc en partageant ce titre extrait de leur second album « Seule au bout de 23 secondes » (2009), intitulé « Je ne rêve plus »
Steve Reich – Music for 18 musicians
J’ai déjà parlé de Steve Reich précédemment dans des posts consacrés à d’autres artistes (Yann Tiersen -dont il est une influence-, Moondog -qu’il a soutenu-), il est maintenant temps de lui consacrer un article…
Il était une fois la musique contemporaine… Au début du siècle dernier, des compositeurs (dont une forte concentration à Darmstadt en Allemagne) vont au bout d’une évolution de la musique savante occidentale consistant à utiliser des harmonies de plus en plus complexes (dissonantes, pourrait-on dire pour faire simple). Il en arrivent donc à instaurer un égalitarisme total dans la théorie de la musique : toutes les notes de la gamme doivent être utilisées aussi souvent les unes que les autres, abolissant de fait la notion de tonalité (do majeur, sol mineur, etc). La musique sérielle est née, point de départ de la musique dite « atonale », musique censée être en avance sur son temps, mais qui, plus d’un siècle après son invention, peine toujours à trouver un large public en dehors des BO de thrillers et de films d’épouvante. Elle est donc soit très en avance sur son temps, soit inaudible… Après les notes, on instaure des règles de compositions de plus en plus strictes, en sérialisant également les durées et les intensités, pour aboutir à un résultat paradoxal : trop de règles tuent les règles, elles produisent une musique qui ressemble à un grand fouillis aléatoire.
Bref, cette musique issue de la vieille Europe, toujours plus formalisée, aboutit plus ou moins à une impasse (je recommande à ce sujet le livre Requiem pour une avant-garde, de Benoit Duteurtre), conduisant des compositeurs outre-atlantique à prendre le contre-pied de cette démarche : Terry Riley, puis Steve Reich et Philip Glass réaffirment plus fortement que jamais la prééminence de certaines notes par rapport à d’autres ainsi que l’importance des repères rythmiques en inventant la musique répétitive (ou musique minimaliste). Aux antipodes des Schoenberg, Boulez, Messiaen, Xenakis et consorts, ils créent des musiques à partir de motifs extrêmement simples qu’ils déclinent à l’infini par une suite de micro-variations : alors que les sérialistes et leurs héritiers veulent utiliser toutes les notes à la fois, abolir toute pulsation rythmique régulière, Steve Reich et les minimalistes étudient les musiques extra-européennes (musiques de transe africaines, musique de gamelan balinais), et s’échinent à produire une musique utilisant très peu de notes et des motifs extrêmement simples et réguliers.
Leur premières tentatives, dans les années 60 (comme par exemple Piano Phase, de Reich, Music with changing parts, de Glass) sont assez jusqu’au-boutistes et peuvent être un peu trop ardues pour s’initier à ce genre de musique. J’ai donc choisi une œuvre plus accessible de Steve Reich (mon préféré des compositeurs minimalistes), qui s’avère également être une de mes préférées et que j’ai eu la chance de voir interprétée par Steve Reich en personne à la Cité de la Musique. Cette pièce en 14 parties, qui dure une petite heure au total, est particulièrement aboutie en ce qui concerne la superposition et la transformation progressive de motifs simples. Le travail sur le timbre y est aussi intéressant : en superposant divers instruments acoustiques, Reich produit des timbres dont on ne reconnait plus vraiment l’origine. Les premières et dernières parties, toutes deux intitulées Pulses, sont particulièrement fascinantes.
Alors oui, c’est répétitif, mais c’est le principe même de cette musique, qui n’est peut-être pas ancrée dans la culture occidentale (du moins avant l’arrivée de la techno…) mais donc la structure est très proche des musiques traditionnelles d’autres régions du monde. Comme avec les musiques de transe, il faut se laisser porter, je dirais presque hypnotiser, par cette répétition (ou plutôt cette pseudo-répétition, car le morceau évolue en permanence). Cette musique s’écoute peut-être d’une autre manière que du Céline Dion (qui ne s’écoute pas du tout, en fait c’est un mauvais exemple), mais si l’on est capable de s’ouvrir à elle, de prendre le temps de la découvrir sans zapper au bout de deux minutes en disant « pfff, c’est toujours la même chose », elle ouvre de nouveaux horizons musicaux…
En résumé : au petit jeu des disques à emporter sur une île déserte, Music for 18 musicians se trouverait certainement dans ma valise…
Version interprétée par le Steve Reich Ensemble en 2008 à l’opéra de Tokyo (Steve Reich, c’est le gars avec la casquette…)
Une autre version interprétée par un autre ensemble, mais avec une video de meilleure qualité
Plus d’information au sujet de cette oeuvre sur Wikipedia
The Divine Comedy – Timestretched
J’ai déjà parlé de Neil Hannon, le cerveau de The Divine Comedy… Après quelques albums salués par la critique (Liberation, Promenade…), l’anglais était progressivement tombé dans une surenchère aux orchestrations pompeuses, oubliant parfois au passage d’écrire de bonnes chansons. La prise de conscience de cette dérive le conduisit à livrer en 2001 un très bel album justement intitulé Regeneration, laissant de coté la grandiloquence passée pour revenir à une écriture plus dépouillée. « Timestretched » est le premier titre de cet album, l’entrée en matière de ce retour aux fondamentaux…
Claire Diterzi – Riders on the storm

Sur son nouvel album « Le salon des refusées », la chanteuse française Claire Diterzi nous livre, une fois n’est pas coutume, un titre en anglais. Il s’agit en fait de la reprise du célèbre « Riders on the storm » des Doors. Et c’est assez réussi…
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Clarika – Et même si
Ca va fait vingt ans que Clarika poursuit son petit bonhomme de chemin à l’écart du buzz médiatique, écrivant des chansons parfois drôles, parfois tristes, sur un ton faussement naïf. Découverte en 1993 par François Hadji-Lazaro, chanteur des Garçons Bouchers et de Pigalle, elle livre avec une certaine régularité un album tous les quatre ans. Si vous vous souvenez un petit peu de vos tables de multiplications, vous en aurez déduit que son sixième album est pour maintenant… Et effectivement, fidèle au rendez-vous, Clarika nous livre « La tournure des choses », dont j’ai retenu le titre plein de tendresse « Et même si ».
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My bloody valentine – In another way
Ca faisait vingt ans qu’on l’attendait… En fait, on avait même un peu arrêté de l’attendre, tant Kevin Shields avait évoqué pendant longtemps un nouvel album de My Bloody Valentine sans jamais le livrer… Eh bien ça y est, le groupe mythique, auteur de « Loveless » (1991), l’album de référence du mouvement shoegaze, a fini par récidiver.
Soyons honnêtes, ce nouvel album n’est pas radicalement différent de Loveless, au moins en ce qui concerne les trois premiers titres, donc l’effet de surprise qu’on a pu ressentir à la découverte de l’album précédent est ici un peu éventé (sauf pour ceux qui n’ont jamais entendu Loveless, évidemment). My Bloody Valentine reste néanmoins un OVNI par son mélange de douces vocalises noyées dans un déluge de guitares bruitistes.
Gageons que « M B V » me fera le même effet que « Loveless » : je sais qu’en arrivant à la fin de l’album, j’aurai envie de prendre un Doliprane, et pourtant je l’écouterai quand même…
L’album est (au moins pour le moment) à l’écoute gratuitement sur la chaîne Youtube de My Bloody Valentine: c’est ici.
Stranded horse – Le bleu et l’ether
Après quelques artistes connus (Sheller, Thiéfaine, Lana del Rey), revenons à la vocation un peu plus « exploratoire » de ce blog, avec Yann Tambour, alias Stranded Horse, un français originaire du Cotentin qui, après une première vie musicale sous un autre nom d’artiste, s’est pris de passion pour la kora, instrument mandingue (Sénégal, Mali…) à mi-chemin entre la harpe et le luth à la faveur duquel il délaisse désormais fréquemment sa guitare acoustique.
On notera la présence au violon de Carla Pallone, du talentueux duo nantais Mansfield Tya dont je parlerai certainement sous peu…
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Pour le voir jouer de la kora, c’est ici.
Lana del Rey – Video games
Aujourd’hui, premier anniversaire de la sortie du premier album controversé de la controversée Lana del Rey… Passée en quelques mois de l’anonymat au statut de talentueuse-jeune-fille-qui-a-enregistré-une-magnifique-chanson-dans-sa-chambre-et-s’est-fait-connaître-sur-youtube puis à celui d’icone marketing fabriquée de toute pièces, que penser de Lana Del Rey, de son vrai nom Elizabeth Woolridge Grant?
Que « Video games », la chanson qui l’a fait connaître, dégage sans conteste un charme vénéneux (et qu’elle a été suivie de quelques autres titres d’également bonne facture).
Qu’elle y a une voix envoûtante.
Que son album est assez inégal, avec quelques bonnes chansons, mais aussi des titres à la production très formatée qui manquent cruellement d’authenticité.
Qu’elle en a sorti en novembre une nouvel version enrichie de 8 nouveaux titres (en plus des 15 de la version d’origine).
Que ce n’est en fait pas vraiment son premier album, puisqu’elle avait déjà fait une première tentative dans l’indifférence générale sous le nom de Lizzy Grant.
Qu’elle a beau clamer que son image de pin-up des années 50 ne doit rien à la chirurgie esthétique, on a du mal à la croire: il semble notamment qu’elle n’ait pas toujours eu ces lèvres outrageusement pulpeuses:
Que par contre, on la croit plus volontiers quand elle dit qu’elle est « plus une artiste de studio qu’une artiste live », comme en témoigne sa catastrophique performance à Saturday Night Live
Mais que malgré cela, les places pour son concert à l’Olympia en avril 2013 se sont arrachées en 1 minute 30 (!!!)
Bref, Lana Del Rey sera-t-elle plus qu’une étoile filante qui aura réussi un gros coup sur un malentendu? Usurpatrice ou grande artiste en devenir? L’avenir nous le dira. En attendant, même si on a un peu trop entendu « Video games » sur les playlists des radios l’année dernière et que le mythe Lana del Rey s’est un peu fissuré entre temps, n’oublions pas que lorsque ce titre a commencé à apparaître sur les écrans radar, on l’a trouvé très bien, et on avait probablement raison…
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William Sheller – Excalibur
Dans l’article précédent, j’évoquais « Iron » de Woodkid. Ses envolées de cuivres, associées à certaines images connotées heroic fantasy (références mystiques et médiévales) de son clip en noir et blanc, ont rappelé à mon bon souvenir le grand William Sheller et son « Excalibur ». Sheller a une très solide formation classique, et a fait beaucoup plus audacieux que son tube « Un homme heureux » (qui n’en reste pas moins une très jolie chanson). En témoigne son album symphonique « Ailleurs », paru en 1989, et dont est extrait ce titre.
Il est à noter que dans son album suivant, intitulé « Albion » et enregistré en Angleterre, Sheller livra une version rock d’Excalibur, relecture non dénuée d’intérêt de la chanson d’origine.
(bon, OK, les images de synthèse ont fait quelques progrès depuis 1989, mais pour l’époque, ce clip réalisé par l’auteur de BD de science-fiction Philippe Druillet n’était pas si mal…)
Woodkid – Iron
Avec un seul EP à son actif en tant que musicien, le réalisateur français Yoann Lemoine, alias Woodkid, s’est pourtant déjà fait un nom (enfin, un pseudo…)
Après avoir signé des clips pour Moby, Katy Perry, Rihanna ou encore Lana Del Rey, c’est bien sûr à lui-même qu’il a confié la réalisation de celui de son single Iron. Et cent millions de vues sur le net plus tard, son projet musical Woodkid bénéficie déjà d’une notoriété mondiale avant même la sortie de son premier album, annoncé pour le 18 mars 2013 et déjà très attendu au vu des titres prometteurs de son EP.
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PS : si les cuivres de ce titre vous disent quelque chose, c’est parce qu’un remix d’Iron a été utilisé l’année dernière dans une publicité pour une voiture hybride avec un lion sur la calandre…
Hubert-Félix Thiéfaine – Septembre rose
Non, Thiéfaine n’écrit pas que des chansons sinistres… En témoigne ce « Septembre Rose » qui évoque la naissance de son fils, et dans lequel le chanteur réussit le tour de force de mettre de la poésie dans ce qu’un accouchement a de plus organique. Bref, un très beau texte… sur une musique aux arrangements très datés années 80… accompagnée d’un clip absolument ridicule (j’ignorais d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui qu’il en existait un)
Alors, avant les liens pour écouter la chanson, j’inclus pour une fois son texte (celui des couplets pour être exact), car il se goûte presque mieux seul. Ensuite seulement vous aurez le droit de pouffer en regardant la capture d’une vieille bande VHS au son pourri dans laquelle notre chanteur rebelle court au ralenti sur une plage au soleil couchant… En attendant, savourez les vers d’un des plus grands auteurs de la chanson française :
Naufragé virtuose
D’un amour clandestin
Dans la métamorphose
Des embruns souterrains
Tu jaillis ruisselant
D’une vague utérine
Sur ce ventre brûlant
De tendresse féminine
Ton premier cri réveille
De son écho brisé
L’ouragan qui sommeille
Dans mes veines oxydées
Et nos regards préludent
Le jeu de la pudeur
Quand par manque d’habitude
On s’méfie du bonheur
Passées les cruautés
Du théâtre organique
Tu retournes apaisé
Vers ta faune onirique
Où les miroirs d’automne
Reflètent à fleur de flamme
Ta jeune écorce d’homme
Éclaboussée de femme
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Et pour se remettre de nos émotions avec une bonne tranche de rigolade, le clip, à faire pâlir de jalousie David et Jonathan:
Sufjan Stevens – Christmas Unicorn
Le très talentueux (et très pieux) auteur-compositeur-interprète Sufjan Stevens nous avait déjà fait le coup de l’album de chansons de Noël en 2006, voilà qu’il nous remet ça cette année, avec un quintuple album (58 titres!) intitué Silver and Gold.
Terminons donc l’année comme se termine cet ambitieux Silver and Gold, c’est-à-dire en beauté avec les 12 minutes de son ultime titre : Christmas Unicorn.
Joyeux Noël à tous!
Chapelier Fou – Cyclope et Othello
Chapelier Fou est un violoniste français versé dans la musique électronique, bref, le fils caché de Yann Tiersen et de Björk. En résultent des ritournelles électro-acoustiques au charme certain. Son deuxième album, intitulé Invisible est sorti en 2012. Cyclope & Othello en est extrait.
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En live, le bonhomme est seul sur scène entouré de ses machines. Il joue les parties acoustiques (violon, guitare…) et au besoin les enregistre à la volée pour pouvoir passer ensuite à un autre instrument (la qualité sonore de cette vidéo n’est pas très bonne, il est donc préférable d’écouter le titre en utilisant les liens ci-dessus pour des conditions optimales d’écoute)
America – A horse with no name
L’hiver arrive, avec ses journées grises et froides. C’est le moment de mettre un peu de soleil avec une histoire de traversée du désert à cheval : « A horse with no name », un des principaux faits d’armes d’America, groupe fondé à… Londres au début des années 70. Si les paroles de la chanson frisent parfois le ridicule (« The heat was hot », il fallait oser… et pourquoi pas « la pluie ça mouille » tant qu’on y est?), la musique, qui tourne en boucle sur pas beaucoup plus que deux accords de guitare sèche et quelques notes de basse, dégage une sorte de groove nonchalant qui met de bonne humeur. Bref, un petit moment de légèreté arrivé tout droit des seventies.
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Ravi Shankar – Dhun Man Pasand
En souvenir de Ravi Shankar, décédé hier, père de Norah Jones… et de la world music.
Henryk Gorecki – Amen, Opus 35
Il y a maintenant presque un siècle, un groupe de compositeurs de Darmstadt (Allemagne), mené par Schöenberg, établissait les règles de la musique « sérielle », posant ainsi les fondements de la musique atonale : la notion de tonalité (Do majeur, etc) était abolie, et les repères pour l’auditeur aussi… A leurs détracteurs, il affirmaient que le public n’était pas prêt, qu’ils étaient en avance sur leur époque, et que ce n’était qu’une question de temps avant que le public se mette à apprécier leur musique. Quatre-vingt dix ans plus tard, alors que la majorité de la musique contemporaine poursuit dans cette voie, 99% de la population trouve toujours inaudible ladite musique atonale, et son seul usage « grand public » se trouve dans les musiques de film pour créer une tension au moment où l’abominable serial killer s’apprête à frapper… Considérés comme réactionnaires par les héritiers de Schöenberg (Boulez et consorts), certains compositeurs contemporains se sont néanmoins détournés de cette voie radicale, pour revenir à un peu plus de tonalité. Le Polonais Henryk Gorecki, décédé en 2010, est de ceux-là. La pièce que nous écouterons aujourd’hui n’est pas la plus classique qu’il ait faite (son « tube » est sa 3e symphonie, que je vous proposerai aussi à l’occasion), mais elle témoigne d’une volonté de retour aux sources, notamment en se réappropriant des morceaux traditionnels polonais. Bref, si les harmonies sont plus complexes que celles des chansons de Céline Dion, on est également loin de la suite de notes aléatoires que certaines pièces du répertoire contemporain peuvent évoquer. Et c’est tant mieux.
Rone – King of Batoofam
Petit coup de projecteur sur la sensation française du moment dans le petit monde de la musique électronique: Rone, dont le deuxième album « Tohu bohu » vient de sortir sur l’excellent label hexagonal Infiné.
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Didier Squiban – Ar Baradoz
Didier Squiban, pianiste à la frontière du jazz et de la musique celtique… Après Ker Eon, voici un autre extrait de son album Molène (1997)
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Valérie Leulliot – Mon homme blessé
Valérie Leulliot nous manque. Depuis son délicieux album « Caldeira » paru en 2007, un single et puis plus rien. On aimait déjà beaucoup Autour de Lucie, le groupe dans lequel elle officiait auparavant, et qui avait livré trois excellents albums pop*. Du coup, ça fait un moment qu’on guette un signe, mais rien à l’horizon… Heureusement, il se dit que la chanteuse aurait réactivé son groupe Autour de Lucie, qui préparerait un nouvel album pour 2012. Ouf… mais 2012 étant presque fini, on commence à se poser des questions…
En attendant du nouveau, on se consolera en réécoutant « Mon homme blessé », dont les paroles sont signées Miossec
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*On se dépêchera d’oublier leur 4e et dernier album, tentative complètement ratée de virage commercial, qui sentait la frustration d’une Valérie Leulliot dont les albums aux critiques pourtant élogieuses n’avaient jamais rencontré un succès d’envergure, alors qu’une tripotée de petites nouvelles (Carla Bruni, Camille, Olivia Ruiz, Anaïs, Jeanne Cherhal et j’en passe) étaient en train de rafler la mise.

