Sigur Ros – Glosoli (album: Takk)

En Bon point orIslande, la scène musicale de ce si petit pays (300 000 habitants) est aussi bouillonnante que ses geysers. Outre l’elfe électronique Björk, on y trouve également le groupe de post-rock Sigur Ros, dont la musique ne peut laisser insensible le jour où on la découvre. Ce que les non initiés à la voix céleste de Jonsi, le leader du groupe, vont donc avoir l’occasion de faire ici.

S’il fallait n’écouter qu’un de leurs albums, ce serait sans hésiter « Takk » (« Merci » en islandais), paru en 2005, dont voici un extrait. Mettez un casque, montez le son, et bon voyage…

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The Cinematic Orchestra – To build a home (album: Ma fleur)

Bon point argentOn ne sait pas trop comment ça leur a pris, aux gens de la production d’une émission de télé crochet animée par Benjamin Castaldi sur D8 (la Nouvelle Star, pour ne pas la nommer)… On se demande encore par quels méandres de leurs connexions neuronales leur est venue l’idée, après avoir programmé du Michael Jackson, du Francis Cabrel et du Vanessa Paradis plus tôt dans l’émission, d’envoyer une candidate sur la piste interpréter le bouleversant To build a home de The Cinematic Orchestra (dont la version originale est portée par la voix androgyne de Patrick Watson)

Candidate qui s’en est fort bien sortie au demeurant, délivrant aux ados de la ménagère de moins de 50 ans ce petit moment de grâce.

Pour la version d’origine, ça se passe ici :


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Alain Bashung – Je me dore (album: l’Imprudence)

Bon point orPour faire suite à l’article sur Zend Avesta dans lequel cet album était cité, voici un extrait de l’Imprudence d’Alain Bashung, album paru juste après le multi-récompensé Fantaisie militaire, et qui lui est de mon humble avis encore supérieur, ou à tout le moins plus audacieux. C’est l’album qui clôt la collaboration avec le parolier Jean Fauque, collaboration qui correspond, toujours à mon humble avis, à l’apogée de la carrière du chanteur : Jean Fauque est le co-auteur de la plupart des chansons d’Osez Joséphine, Chatterton, Fantaisie militaire, et l’Imprudence.

Difficile d’en choisir une chanson tant la première moitié de l’Imprudence enchaîne les titres de haut vol. Ce sera finalement Je me dore.

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Zend Avesta (Arnaud Rebotini) – One of these days

Bon point argentGodforsaken roads, second album du groupe Black Strobe, est sorti le 6 octobre. Black Strobe est un groupe au style hybride, qu’on pourrait qualifier d’électro-blues, et que je goûte avec modération. Disons que n’ayant pas du tout aimé leur premier album, j’ai néanmoins été agréablement surpris par le second qui, aussi intéressant qu’il soit dans sa manière de croiser les styles, ne reste pas forcément ma tasse de thé. Et si ce n’est pas du thé, mieux vaut consommer avec modération, nous dit le Ministère de la Santé. Alors pourquoi en parler? Car derrière Black Strobe se cache Arnaud Rebotini, et que cette actualité est un bon prétexte pour évoquer ce grand bonhomme (au sens propre comme au figuré) à la curiosité musicale insatiable. Outre Black Strobe, Arnaud Rebotini officie en son nom propre, sous lequel il livre d’intéressants morceaux électro enregistrés grâce à sa collection de synthés vinage, ainsi que sous le nom de Zend Avesta, pseudonyme sous lequel il a commis en 2000 un magistral (et malheureusement unique) album qui lui vaut mon estime éternelle : Organique.

Classé dans le rayon « musiques électroniques », Organique, comme son nom l’indique, n’est pourtant que très peu synthétique : pas d’ordinateur, beaucoup d’instruments classiques… C’est surtout un album très audacieux, à la frontière entre pop et musique contemporaine (John Adams, Steve Reich, Karlheinz Stockausen), et on ne voit guère que l’immense et regretté Alain Bashung, avec son album L’imprudence, pour avoir réalisé un tel mélange avec autant d’ambition et de réussite. Autre point commun entre ces deux albums : Bashung justement, qui apparait également sur Organique, posant sa voix sur le titre Mortel battement / Nocturne.

Il semble que la réalisation d’Organique ait été rendue très compliquée par le décalage entre l’ambition du projet et son budget, ce qui peut expliquer que l’expérience Zend Avesta en soit malheureusement restée là, interrompue à la faveur d’un retour aux musiques plus synthétiques (ou mâtinées de rock chez Black Strobe). Dans l’actualité musicale d’Arnaud Rebotini figure néanmoins la BO du film Eastern Boys, dans laquelle quelques titres renouent avec le style Zend Avesta : faut-il y voir une raison d’espérer? Arnaud, si tu nous lis…

En attendant ce très hypothétique retour du plus talentueux des alter-egos d’Arnaud Rebotini, écoutons One of these days, chanson extraite d’Organique sur laquelle l’ex-chanteuse de Gus Gus, Hafdis Huld, vient poser sa voix douce sur des arrangements qui ne sont pas sans rappeler des pièces de Steve Reich telles que Eight lines.

 

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Noir Désir – A l’envers, à l’endroit (…et le retour de Bertrand Cantat)

Bon point argentD’un côté (à l’endroit), le leader du plus grand groupe de rock français de ces dernières décennies. De l’autre (à l’envers), un homme qui a battu à mort sa compagne. Seulement voilà, ces deux côtés constituent les deux facettes d’une seule et même personne.

La réapparition médiatique de Bertrand Cantat, qui prélude à la sortie de son nouvel album le 18 novembre*, ne manquera donc pas de faire polémique et de susciter les débats entre les tenants du « c’est un meurtrier, qu’il se cache » et ceux du « il a payé sa dette, il a le droit de retourner travailler comme tout le monde »; voire ceux (les fans hardcore) du « arrêtez d’embêter le Dieu Cantat avec ces broutilles, même les génies font des erreurs »

Ce blog étant consacré à la musique, il n’est pas le lieu pour débattre sur l’homme et la pertinence de son retour à la vie active.  En attendant de juger son futur album d’un point de vue purement musical, on se contentera donc d’écouter avec une pointe de nostalgie une chanson de la grande époque de Noir Désir : A l’envers, à l’endroit, tiré de Des visages, des figures (2001), qui fut le dernier album du groupe, il y a douze ans déjà…

*la sortie, initialement prévue le 25 novembre, a été avancée d’une semaine, le 25 novembre étant également la journée mondiale contre la violence faite aux femmes : un hasard de calendrier pour le moins malheureux…

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Cliff Martinez – First sleep (BO Solaris)

Bon point argentS’il est un film dont la musique participe fortement à l’atmosphère qui s’en dégage, c’est bien Solaris de Steven Soderbergh (2002). Remake réussi du grand classique d’Andrei Tarkovski (1972) que tout bon cinéphile se doit d’avoir vu, le Solaris de Soderbergh doit beaucoup à la BO de Cliff Martinez, ancien membre des Red Hot Chili Peppers (sa musique n’a plus rien à voir avec celle du groupe) et compositeur fétiche de Soderbergh. C’est d’ailleurs également ce qu’en pense Cliff Martinez lui-même, la considérant comme sa musique de film la plus réussie.

Si la BO de Solaris évoque beaucoup le son du hang drum, une percussion très intéressante inventée par une petite entreprise suisse dans les années 2000 (et dont je vous ferai écouter un de ces jours un morceau d’un virtuouse de l’instrument), il semblerait que Cliff Martinez ait en realité fait appel à un gamelan (orchestre balinais) pour l’interpréter. De ces percussions mélodiques, passées dans des delays et complétées d’un orchestre, il résulte une musique hypnotique, à l’image des héros du film sous l’emprise de la planète Solaris autour de laquelle ils gravitent, un musique à la fois ample comme l’espace qui les entoure et étouffante comme le vaisseau dans lequel ils sont confinés.

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Ballaké Sissoko & Vincent Ségal – Mako Mady

J’ai déjà parlé de la kora, instrument à cordes africain, lors de l’article sur Stranded Horse. C’est un virtuose de l’instrument que nous retrouvons aujourd’hui, Ballaké Sissoko, accompagné du violoncelliste Vincent Ségal, moitié du duo Bumcello (groupe récompensé aux Victoires de la musique en 2006)

En 2009, les deux musiciens ont enregistré ensemble dans le studio de Salif Keita un album à quatre mains intitulé Chamber Music, qui se termine par ce titre, Mako Mady. Rien à voir ici avec les atmosphères électro de Bumcello, on n’entend dans cet album acoustique et dépouillé que de la kora délicatement accompagnée de violoncelle.

A écouter en version live…

…ou studio:

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