Kat Onoma – La chambre

Bon point argentUn des seuls titres en français des alsaciens de Kat Onoma : La chambre, dont le texte est adapté d’un poème de Pierre Alféri, fils du philosophe Jacques Derrida. C’était en 1995, dans l’album Far from the pictures. Le jeu de guitare de Rodolphe Burger est aussi subtil que sa voix est profonde.

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Kristin Hersh – The letter

Bon point orSuite de la série inspirée par la playlist de grève de France Info : rockeuse en groupe (Throwing muses), folkeuse en solo, Kristin Hersh est une figure historique du label 4AD des années 90, aux côtés de Dead Can Dance, Cocteau Twins ou encore des Pixies.

Choix cornélien, pas pour l’album où le premier, Hips and makers, est probablement le plus beau, mais sur le titre au sein de l’album. France Info diffuse le single, Your ghost, un très beau duo avec Michael Stipe (le chanteur de REM), mais un autre titre encore plus bouleversant sort du lot : The letter, ou comment faire une chanson déchirante juste avec une guitare sèche et deux accords.

Allez, allons-y pour The letter comme titre phare de cet article…
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Cependant, Your ghost n’est franchement pas mal non plus :

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Portishead – Undenied

Bon point orSuite de la série inspirée par la playlist de grève de France Info : la diffusion du titre n°2 (All mine) du deuxième album de Portishead, album dont je n’apprécie pas la couleur sonore très froide, m’invite à partager ici le titre suivant de ce même album, Undenied. Une chanson qui, par sa mélancolie plus douce, n’aurait pas détonné au sein du premier opus de Portishead dont, vingt ans après, je me rappelle encore précisément la première écoute tellement elle fut une révélation musicale pour moi.

Avec seulement trois albums au compteur en vingt ans, chacun plus difficile d’accès que le précédent, on ne peut pas dire Portishead ait cherché à surfer sur le succès de leur coup d’essai (et coup de maître) Dummy. C’est peut-être aussi cette intégrité et cette parcimonie dans la production qui fait que chaque apparition du groupe reste un événement, alors qu’ils n’ont publié qu’un seul album ces dix-sept dernières années.

Et puis bien sûr, il y a cette voix, la voix à fleur de peau de Beth Gibbons qui vous met les tripes sens dessus-dessous…

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Smoke City – Underwater love

La grève à Radio France a du bon : la playlist musicale de France Info par exemple, qui se substitue aux émissions, me renvoie épisodiquement à ma propre discothèque, parfois au travers de groupes renommés tels que Portishead, parfois au travers de titres plus obscurs publiés dans les années 90 par des artistes ayant depuis longtemps disparus de la circulation, tels que le Underwater love de Smoke City, qui inaugurera donc une petite série Spéciale Grève à Radio France. Et rien que pour cela, on dit : « Merci, Mathieu Gallet ». Ca vaut bien un bureau en palissandre… (très beau bois, par ailleurs)

Smoke City est donc un groupe plutôt méconnu qui a signé deux albums d’un mélange de trip hop et de bossa nova avant de se séparer au début des années 2000 dans l’indifférence plus ou moins générale. Si le reste de l’album n’est pas forcément à la hauteur, le single Underwater love dispose d’une forte personnalité, d’un attrait particulier qui le rend diablement efficace et fait que presque vingt ans après sa sortie on le retrouve sur les ondes (perturbées) d’une radio de service public.

Et pour ne rien gâcher, le clip est signé Lynch*

*Bon, en l’occurrence il s’agit d’un certain John Lynch, pas de David, on en peut pas tout avoir…

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Slim – Water

Dans les années 90, naquit et mourut un label anglais de musique électronique/ambient, nommé em:t. Créé en 1994 comme une division du label orienté house t:me Recordings, il disparut en 1998 suite à la faillite de sa maison mère. Pendant sa courte existence, ce label se fit remarquer par son style typique aussi bien au niveau musical que visuel. Les pochettes d’album étaient notamment reconnaissables grâce à la nomenclature adoptée par le label : en haut à droite figurait le nom de l’artiste suivi du « titre » de l’album, ce dernier consistant en un nombre à quatre chiffres qui indiquait que le disque était la nième parution de telle année. L’unique album de Slim, dont nous écouterons le titre Water, longue plage envoûtante de plus de 10 minutes, fut par exemple le premier opus sorti par le label en 1997 : Slim

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Dead Can Dance – Yulunga

!!! Bonnes notes est centenaire !!!

Pour célébrer la parution du 100e article de ce blog, j’ai choisi la musique d’un groupe qui m’est cher, illustré par des images magnifiques et vice-versa.

Bon point orD’un côté, Dead Can Dance (site officiel), groupe phare de la scène indépendante des années 80-90 hébergé sur le label anglais 4AD (label dont je parle fréquemment ces temps-ci – site officiel). Dead Can Dance est une formation inclassable : partis d’un genre de darkwave déjà peu académique puisque faisant notamment appel, en plus des traditionnelles guitare/batterie, à un instrument chinois à cordes frappées (le yang chin, version asiatique du cymbalum d’Europe de l’Est), Lisa Gerrard et Brendan Perry y ont progressivement incorporé des influences très diverses : musique mystique, médiévale, orientale, africaine, grecque… Le tout porté par la voix de Lisa Gerrard, une des plus grandes chanteuses actuelles,

De l’autre, Ron Fricke, réalisateur de Baraka (1992), somptueux film à la limite du documentaire constitué d’un assemblage de musiques et d’images tournées aux quatre coins de la planète (si tant est qu’une sphère ait des coins…), film sans personnages ni histoire, mais qui raconte le monde en abordant de nombreux thèmes (la religion, la misère, l’urbanisation…)

Au début des années 90, Dead Can Dance et Ron Fricke procédèrent à un échange de bon procédés : Lisa Gerrard et Brendan Perry fournirent à Ron Fricke des titres de Dead Can Dance pour accompagner les images de son film, en échange de quoi Ron Fricke leur fournit des images de Baraka pour réaliser le clip d’une de leurs chansons, Yulunga (paradoxalement, une chanson qui ne figure pas dans la BO du film)

Le résultat : des images envoûtantes sur une musique envoûtante. A regarder en plein écran et à écouter au casque…


PS: Ron Fricke a récidivé en 2011 avec un deuxième film dans le même esprit, intitulé Samsara. De son côté, Dead Can Dance, après 16 ans de silence, a sorti en 2012 un album intitulé Anastasis.

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Didier Squiban – Suite de gavottes des montagnes

Didier Squiban, pianiste à la frontière du jazz et de la musique celtique… Après Ker Eon et Ar Baradoz, troisième et dernier extrait de son album Molène (1997), avec un titre plus bretonnant.

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