Birds on a wire – La marelle / El cant dels ocells

Si vous étiez en âge d’écouter de la musique il y a une quinzaine d’années, vous vous souvenez sans doute de Moriarty, groupe franco-américain qui connut son heure de gloire (avec la chanson Billy notamment) en dépit d’influences country peu propices à les propulser aux sommets des charts.

Depuis quelques années, sa chanteuse Rosemary Standley, dont l’identité vocale a contribué à populariser le groupe, mène un projet parallèle en duo avec Dom La Nena, chanteuse et violoncelliste brésilienne.

Les deux femmes s’adonnent exclusivement à la reprise de titres existants, piochant dans des répertoires divers et variés tout autour du globe et revisitant les titres dans un registre qu’on pourrait cataloguer d’acoustique et intimiste (elles ne sont que deux) tout en étant fort hétérogène, ce qui rend leur style difficile à catégoriser, tant il change d’une reprise à l’autre.

Ainsi, on passe allègrement d’une ritournelle naïve…

… à une atmosphère mystique qui n’est pas sans évoquer Dead Can Dance.

Bref, écouter un album de Birds on a wire, c’est un peu virevolter d’ambiance en ambiance et de pays en pays comme un oiseau migrateur se posant sur un fil aux quatre coins du monde.

Alan Stivell – Tri Martolod

On a beaucoup entendu le tube de Nolwenn Leroy « Tri martolod », issue de son album « Bretonne » qui a connu un grand succès contre toute attente (en particulier celle de sa maison de disque). Si certains se souviennent des éphémères Manau, les « rappeurs celtiques », ils auront peut-être remarqué une ressemblance mélodique flagrante au niveau du refrain avec leur seul et unique tube « La tribu de Dana ».

Ni l’une ni les autres n’ont composé ce titre, qui est à l’origine un air traditionnel breton. Tri Martolod fut popularisé bien avant Manau et Nolwenn Leroy par Alan Stivell, qui habilla de sa harpe celtique cet air traditionnel dès 1972. Même s’ils n’étaient pas nés à sa sortie, c’est très certainement par l’intermédiaire de la version de Stivell que Nolwenn et Manau eurent connaissance de cette chanson et la reprirent avec le succès que l’on sait. La version de Manau était d’ailleurs tellement inspirée des arrangements d’Alan Stivell que celui-ci leur fit un procès pour plagiat, alors qu’il accepta au contraire de la chanter en duo avec Nolwenn Leroy. Pour l’anecdote, en voici une vidéo:

Et pour l’écouter sans Nolwenn: Deezer, ou de nombreuses vidéos de Stivell chantant Tri Martolod en live sur YouTube.

 

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