Pantha du Prince – Frau Im Mond, Sterne Laufen (album: The triad)

A l’instar de Moderat, récemment chroniqué ici, Pantha du Prince est l’un des représentants les plus intéressant de la musique électronique berlinoise tendance house minimale. On pourrait le qualifier ironiquement de « fée clochette de l’electronica », la marque de fabrique de l’Allemand ayant toujours été d’intégrer à sa musique moult tintements enregistrés ici et là, petite manie qui connaîtra son apothéose avec l’album Elements of light paru en 2013 et réalisé en collaboration avec The Bell Laboratory, un collectif de percussionnistes norvégiens maniant les carillons de trois tonnes avec dextérité. Son successeur, paru avant l’été, est à classer dans les bonnes productions de Pantha du Prince, qui s’est adjoint les services de deux autres musiciens (dont un membre de The Bell Laboratory) pour le composer, d’où son titre : The Triad.

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Colleen – Summer water

458px-Colleen_(24aprile08)_@_LomaxC’est certes la rentrée, mais techniquement nous sommes encore en été… Ecouter Summer water de Colleen est donc toujours d’actualité…

Professeur d’anglais de son état, Colleen (de son vrai nom Cécile Schott), qui a fini par quitter l’Education Nationale pour se consacrer pleinement à la musique l’année de la sortie de son quatrième opus, est une compositrice française qui construit sa musique en samplant* nombre d’instruments acoustiques avant d’en assembler les sons pour constituer des morceaux. Elle définit elle-même sa musique comme de la minimal acoustic music.

*Anglicisme barbare, disons plutôt en « échantillonnant » pour parler correctement la langue de Molière, même si le mot « échantillonneur » ne faisait certainement pas non plus partie du vocabulaire de celui-ci, son collègue Lully étant assez peu versé dans l’électro

Le résultat ne passera jamais sur NRJ, mais produit des atmosphères et des textures sonores fort plaisantes et propices à la méditation. Il suffit de se laisser porter…

Summer water est le premier titre de son deuxième album, The golden morning breaks, paru en 2005, que j’ai classé dans la catégorie Musiques Electroniques du fait de l’utilisation de intensive de l’informatique dans son élaboration, même si toutes les sources sonores y sont acoustiques.

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Pantha du Prince – Es schneit

Pantha du Prince est un compositeur de musique électronique allemand, issue de la scène minimale, auteur de trois albums solo, puis d’un quatrième sorti récemment en collaboration avec les Norvégiens de Bell Laboratory, collectif jouant de diverses sortes de cloches (carillon) et autres instruments percussifs en métal. Cet album est quelque part la suite logique des travaux en solo de Pantha du Prince : cela fait longtemps que sa marque de fabrique consiste à intégrer des samples de clochettes et autres percussions mélodiques dans son travail. Cependant, ce nouveau Elements of light est un peu décevant. Le carillon, un peu trop omniprésent, apporte de la lourdeur à l’ensemble. On lui préférera les deux albums qui l’ont précédé, dans lesquels l’équilibre entre électronique est tintements acoustiques était meilleur.

L’album This bliss (2007) commence par deux très bon titres, très difficiles à trouver sur les plateformes de streaming. L’album qui lui fait suite, Black Noise (2010) est tout aussi intéressant. C’est le titre conclusif (et le plus « ambient ») de cet opus, que je vous propose aujourd’hui.

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