Sohn – Tempest (album: Tremors)

Chose promise, chose due, je colmate la brèche laissée dans la couverture des événements musicaux de 2014 par l’absence d’une mention de l’album Tremors de Sohn.

Si vous aimez James Blake, sa voix de tête et son électro mélancolique, vous aimerez Sohn, anglais solitaire expatrié en Autriche et signé par 4AD (label mythique des années 80-90 qui, après un assez gros passage à vide, commence à retrouver du flair malgré le départ de son fondateur Ivo Watts-Russel)

Son premier album Tremors commence comme ça :

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…si ça ne vous donne pas envie d’écouter la suite…

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Daughter – Still (album: If you leave)

Vu en live la semaine dernière, le groupe Daughter, dont j’avais présenté le titre Youth, a tenu ses promesses…

Pour l’anecdote : à plusieurs reprises au cours du concert, le groupe britannique, par la voix de son guitariste (unique Frenchie de la formation), s’est étonné voire inquiété du calme et du silence du public. Je ne sais pas quelle est l’ambiance habituelle de leurs concerts, mais on peut être surpris de leur surprise, tant leur musique mélancolique et méditative se prête plus à l’introspection et au recueillement qu’aux hurlements de groupies hystériques. Quand une chanson se termine, on n’a qu’une envie : attendre en silence que la prochaine commence, pour ne pas que l’atmosphère se dissipe, pour ne pas que la magie se brise. Le (relatif) calme du public est donc à prendre comme un compliment…

Et pour ceux qui n’y étaient pas, voici un deuxième extrait de leur premier album If you leave (2013), intitulé Still, pas aussi imparable que Youth, mais pas mal non plus.

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Daughter – Youth

Trio pop-folk composé d’une chanteuse, d’un guitariste et d’un batteur, Daughter est une des nouvelles signatures du label 4AD (site officiel) qui a sorti leur premier album au printemps dernier. Avec sa combinaison voix féminine + musique mélancolique, le groupe renoue un peu avec le style musical qui fit la gloire du label dans les années 80/90, à l’époque où figuraient dans l’écurie 4AD des noms tels que Cocteau Twins, This Mortal Coil ou Lisa Germano (mais aussi His Name Is Alive, Kristin Hersh, Heidi Berry, Rachel Goswell…)

Le titre Youth, d’une délicate beauté, est extrait de ce premier album If you leave (2013).

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PS: Pour les Rennais d’entre vous, Daughter passe à l’Antipode le 21 novembre. J’y serai.

Dead Can Dance – Yulunga

!!! Bonnes notes est centenaire !!!

Pour célébrer la parution du 100e article de ce blog, j’ai choisi la musique d’un groupe qui m’est cher, illustré par des images magnifiques et vice-versa.

Bon point orD’un côté, Dead Can Dance (site officiel), groupe phare de la scène indépendante des années 80-90 hébergé sur le label anglais 4AD (label dont je parle fréquemment ces temps-ci – site officiel). Dead Can Dance est une formation inclassable : partis d’un genre de darkwave déjà peu académique puisque faisant notamment appel, en plus des traditionnelles guitare/batterie, à un instrument chinois à cordes frappées (le yang chin, version asiatique du cymbalum d’Europe de l’Est), Lisa Gerrard et Brendan Perry y ont progressivement incorporé des influences très diverses : musique mystique, médiévale, orientale, africaine, grecque… Le tout porté par la voix de Lisa Gerrard, une des plus grandes chanteuses actuelles,

De l’autre, Ron Fricke, réalisateur de Baraka (1992), somptueux film à la limite du documentaire constitué d’un assemblage de musiques et d’images tournées aux quatre coins de la planète (si tant est qu’une sphère ait des coins…), film sans personnages ni histoire, mais qui raconte le monde en abordant de nombreux thèmes (la religion, la misère, l’urbanisation…)

Au début des années 90, Dead Can Dance et Ron Fricke procédèrent à un échange de bon procédés : Lisa Gerrard et Brendan Perry fournirent à Ron Fricke des titres de Dead Can Dance pour accompagner les images de son film, en échange de quoi Ron Fricke leur fournit des images de Baraka pour réaliser le clip d’une de leurs chansons, Yulunga (paradoxalement, une chanson qui ne figure pas dans la BO du film)

Le résultat : des images envoûtantes sur une musique envoûtante. A regarder en plein écran et à écouter au casque…


PS: Ron Fricke a récidivé en 2011 avec un deuxième film dans le même esprit, intitulé Samsara. De son côté, Dead Can Dance, après 16 ans de silence, a sorti en 2012 un album intitulé Anastasis.

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Purity Ring – Fineshrine

Continuons de solder les titres qu’il fallait écouter en 2012, avec une fois de plus une production 4AD, qui a lancé l’an dernier un duo electro-pop canadien du nom de Purity Ring. Fineshrine est le second single de leur premier album intitulé Shrines.

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The National – Fireproof

Il y a des artistes dont croise le nom de manière récurrente, dont on se dit qu’on pourrait aimer, et qu’on ne prend jamais le temps d’écouter. Ainsi en est-il de The National, dont la sortie du nouvel album a été l’occasion d’enfin porter mes oreilles jusqu’à leur musique. D’autant plus que The National a rejoint l’écurie 4AD, mythique label découvreur de talents des années 80-90 qui a hébergé la plupart de mon Panthéon de l’époque (Dead Can Dance, Cocteau Twins, His Name Is Alive, This Mortal Coil, Red House Painters, Kristin Hersh, Lisa Germano, The Breeders, The Pixies, Gus Gus, Mojave 3…) avant de connaître le déclin, puis de retrouver récemment une certaine vigueur notamment en débauchant des artistes d’autres labels (Tindersticks -qui ne sont pas restés-, The National, Blonde Redhead, Efterklang, Scott Walker, Grimes…) mais pas seulement (Bon Iver, Daughter, Purity Ring…)

A l’image des français de Syd Matters, The National ne marquera pas un tournant dans l’histoire de la musique mais apportera avec ce nouvel album Trouble will find me (2103) une bien jolie brique à l’édifice folk-rock indépendant, pleine de sensibilité et qu’on a grand plaisir à écouter. Bref, malgré un style assez balisé, un album de très belle facture.

Il y avait plusieurs candidats crédibles pour représenter dignement ce Trouble will find me, et c’est finalement la ballade Fireproof que j’ai choisi de mettre en exergue.

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Red House Painters – Summer dress

Les Red House Painters furent un des groupes de l’écurie 4AD déjà évoquée dans le post précédent. Projet du californien Mark Kozelek, celui-ci officie désormais sous le nom de Sun Kil Moon, mais si le nom a changé, le style musical reste le même : de délicieuses ballades acoustiques, s’étirant parfois sur 6 ou 7 minutes, et portées par la voix apaisante de Mark Kozelek.

En cette saison estivale, c’est le titre Summer dress que j’ai choisi, extrait du très bel album Ocean Beach, publié en 1995 chez 4AD.

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Dead Can Dance – Summoning of the Muse

Dans trois jours sortira le nouvel album de Dead Can Dance, seize ans après leur précédent album studio (le groupe s’est séparé en 1998, avant de se reformer pour une tournée en 2005 puis de nouveau en 2011). Dead Can Dance, que j’ai plus écouté qu’aucun autre groupe au début des années 90, fut l’un des fers de lance du label 4AD, label qui fut lui-même été l’un des fers de lance de la musique indépendante de cette époque, et dont j’ai plus écouté les productions qu’aucun autre label…

La musique de Dead Can Dance, groupe atypique composé de Brendan Perry et Lisa Gerrard, est difficilement classable : après des débuts vaguement rock (mais ne ressemblant néanmoins pas à quoi que ce soit de connu), Dead Can Dance fait place à des instrumentations plus classiques, s’embarquant progressivement vers une musique mystico-baroque. Le duo finira sa (première) carrière par un virage vers des influences plus world (Brendan Perry étant un passionné de percussions ethniques).

Le groupe fait l’objet d’un véritable culte par certains de ses fans : il suffit de se rendre à un de ses concerts (généralement complets des mois à l’avance, c’est encore le cas de cette tournée 2012…) pour s’en rendre compte. Outre la beauté de sa musique, cela est probablement aussi alimenté par le côté mystique de sa chanteuse, qui considère le fait de transmettre de l’émotion à travers sa voix comme une sorte de mission divine… Les deux membres du groupe se partagent le micro, mais si Brendan Perry chante en anglais, Lisa Gerrard s’exprime dans une langue imaginaire.

En attendant le nouvel album, nous écouterons aujourd’hui le titre Summoning of the muse, extrait du troisième album de Dead Can Dance Within the realm of a dying sun (1987) chanté par Lisa Gerrard.

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Cocteau twins – Blue bell knoll

Pour continuer dans notre série des artistes ayant collaboré avec Yann Tiersen, citons également Liz Fraser, ex-chanteuse du groupe Cocteau Twins qui, depuis la séparation de son groupe au milieu des années 90, apparait épisodiquement sur les disques des autres (chez Massive attack, par exemple). Dans les années 80-90, Cocteau Twins était avec les Pixies et Dead Can Dance l’un des fleurons du mythique label 4AD. La voix de sa chanteuse, d’une rare pureté, n’y était probablement pas pour rien…

Comme Lisa Gerrard, chanteuse de Dead Can Dance, ou encore Jonsi, chanteur de Sigur Ros, Liz Fraser chante la plupart du temps dans une langue imaginaire. Pas la peine d’essayer de comprendre les paroles de Blue Bell Knoll, issue de l’album du même nom paru en 1988.

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Tindersticks – A night so still

Tindersticks, c’est la voix unique de Stuart Staples, et une musique pleine de classe. Leur nouvel album « The something rain » vient de sortir, et vous pourrez les voir ce soir à 21h en concert en streaming sur le site d’Arte:

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Tindersticks_en_direct_du_Trianon/

En attendant, pourquoi ne pas écouter un petit extrait de ce nouvel album…

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