Low – Just make it stop

low-mimi-300x199Apparu au début des années 90, Low est parfois classé dans le mouvement Slowcore, style dont le groupe serait même le fondateur. Et quasiment le seul représentant, avec peut-être quelques autres comme Codeine, Smog et éventuellement les Red House Painters (que je rangerais plutôt dans le folk). Bref, dire que Low fait du slowcore, c’est un peu dire que Low fait du Low.

Le slowcore est né en pleine vague grunge, comme un contrepied un courant dominant de l’époque : face à la furie des Nirvana, Hole et consorts, Low décida de faire de la musique certes avec de la guitare électrique et de la batterie, mais en jouant très très doucement et très très lentement. On peut trouver ça très très ennuyeux, ou très très beau (c’est également un peu le problème des Red House Painters, désormais Sun Kil Moon, que d’aucuns -dont moi- adorent, alors que d’autres les trouvent plats et soporifiques au plus haut point)

Le noyau dur de Low, originaire de Duluth, Minnesota, est composé de Alan Sparhawk et Mimi Parker, mariés et mormons à la ville. Moins jusqu’auboutiste dans sa démarche qu’à ses débuts, le groupe vient de sortir son dixième album studio, The invisible way. En pré-écoute avant sa sortie, j’avais trouvé qu’un titre de l’album sortait du lot (ou devrais-je dire du Low? Ce que je suis drôle, parfois), et c’est apparemment celui que le groupe a choisi comme single.

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Jacques Higelin – La balade au bord de l’eau

Comme Depeche Mode il y a quelques semaines de cela, Higelin nous livre l’album que l’on n’attendait plus. Moins inspiré pendant une période, le troubadour échevelé renoue à 72 ans avec ses meilleures années, récoltant au passage un ffff de Télérama pour son Beau repaire. Se rapprochant de la fin de sa vie, il y aborde sereinement le passage dans l’au-delà, dans cette très belle Balade au bord de l’eau qui ouvre l’album.

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Fauve – Kané

Ça a commencé avec cette vidéo postée sur le net.

Puis quelques autres, et quelques concerts gratuits et bondés. Depuis, ça affole le microcosme musical indé parisien : tout le monde en parle, au point que même Le Monde en parle. Ça n’a ni label (enfin, maintenant, si) ni disque. C’est un collectif qui se veut ouvert. Ça s’appelle Fauve.

Et c’est à  voir à Mythos à Rennes en avril, notamment.

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Albin de la Simone – Mes épaules

Ce blog n’était à l’origine pas spécialement censé suivre l’actualité musicale, mais celle-ci ayant été assez riche depuis quelques temps, bon nombre des articles récents traitent de morceaux parus en 2013 ou fin 2012, et cela va continuer un peu, car j’ai encore du stock à écouler concernant les sorties intéressantes de ces derniers mois. Fin de la parenthèse…

Albin de la Simone est un homme discret… Notamment sur le plan médiatique. Et c’est un peu dommage car il mérite mieux que cela. Son quatrième album est dans les bacs depuis peu, c’est donc l’occasion d’en parler un peu. L’univers d’Albin de la Simone n’est pas sans rappeler celui de Mathieu Boogaerts, dont il a assuré les claviers, ou pour faire dans les références plus célèbres, on pourrait dire que c’est un peu du Alain (Souchon) chanté par Alain (Chamfort), artistes avec lesquels il a également collaboré en tant que musicien de studio/scène ou comme réalisateur d’albums, au même titre que Vanessa Paradis, Vincent Delerm, Jean-Louis Aubert, Raphaël, Keren Ann, Maxime le Forestier, Arthur H, Jeanne Cherhal… Bref, œuvrant la plupart du temps dans l’ombre d’autres artistes, il sort de temps en temps un album personnel non dénué de charme.

Le dernier en date, Un homme (2013), est probablement le meilleur. Nous en écouterons la première chanson.

Note : Albin de la Simone est au programme de l’édition 2013 du festival rennais Mythos, qui a lieu ce mois-ci.

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Depeche Mode – Broken

Bon point argentEn voilà une bonne nouvelle… Vingt ans que le fan de Depeche Mode que je fus dans les années 80 attendait un digne successeur aux albums de la grande époque : les Black Celebration, Music for the masses, Violator, Songs of faith and devotion… On avait fini par cesser d’y croire, par se dire que l’ère du Depeche Mode créatif et inspiré était révolue à jamais, même si leur précédent opus Sounds of the universe, sans être totalement transcendant, les avait remis sur la pente ascendante, avec notamment l’imparable single Wrong. Et puis vient ce nouvel album, Delta Machine, dans lequel on retrouve un Depeche Mode au meilleur de sa forme. Le son est peut-être moins novateur qu’a l’époque de Black Celebration, où Martin Gore samplait le bruit d’une masse sur un bloc de pierre ou celui d’un objet cliquetant contre les rayons d’une roue de vélo (Blasphemous rumours), mais il garde une vraie identité. Et surtout, l’inspiration et la qualité des compositions sont de retour.

C’est le titre Broken que j’ai choisi comme extrait de ce nouvel album.

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Woodkid – Where I live

Ca y est, après l’EP Iron, le très attendu premier album de Woodkid est sorti… Premières impressions : dans la continuité de l’EP, Golden Age donne une grande impression d’homogénéité, même s’il alterne les envolées lyriques des cuivres de l’Orchestre National de France ponctuées de percussions tribales avec des moments plus intimistes piano-voix. Avantage : la cohérence de l’ensemble, voulu comme un concept-album. Inconvénient : le risque de se répéter.

D’une ambition et d’une grandiloquence assumées par son auteur, cet album laisse en tout cas un ressenti très positif à la première écoute. Reste à voir comment il tiendra sur la durée : vrai grand album, ou poudre aux yeux?

Après Iron, représentant emblématique de la facette lyrique du disque, écoutons avec Where I live la facette intimiste de Woodkid (dont la voix n’est pas sans rappeler Antony and the Johnsons, ce qui tient plutôt du compliment…)

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Bachar Mar-Khalifé – Distance

Bon point argentBachar Mar-Khalifé est le fils de Marcel Khalifé, « compositeur-interprète libanais internationalement reconnu » (sauf de moi…), et frère de Rami Khalifé, également pianiste de jazz et membre de l’intéressant trio Aufgang (en gros, de l’électro jouée sur deux pianos à queue et une batterie), internationalement peu connu (sauf de moi, qui les ai déjà vu deux fois en concert).

Il vient de sortir Who’s Gonna Get the Ball from Behind the Wall of the Garden Today?, album métissé qui fait suite à Oil Slick, et dans lequel on retrouve une version solo de Distance, titre originellement paru dans Oil Slick (2010). C’est la version originale que nous écouterons aujourd’hui.

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Daniel Darc – C’était mieux avant

C’était mieux avant… avant la mort de Daniel Darc, décédé hier à 53 ans, apparemment d’un abus d’alcool et de médicaments.

Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment compris ce que Cherchez le garçon de Taxi Girl avait de si exceptionnel pour être encore cité de nos jours. Par contre, après des années d’errements et d’excès en tous genres (en particulier d’héroïne) desquels il était miraculeusement sorti vivant (lui-même s’en étonnait), la carrière solo de Daniel Darc avait pris une tournure plus intéressante depuis son album Crèvecoeur en 2004, qui lui avait valu une Victoire de la musique dans la catégorie « Révélation » (alors qu’il fêtait cette année-là ses 25 ans de carrière!), et surtout avec son très gainsbourien dernier album La taille de mon âme, paru en 2011.

Bref, à la manière d’un Bashung, avec qui il avait chanté un titre sur son album précédent, Darc se bonifiait avec l’âge. Et, tout comme le regretté Bashung, il nous a quitté prématurément alors qu’il fourmillait de projets.

La personnalité d’écorché vif de Darc (qui avait marqué les esprits dès 1979 en s’ouvrant les veines sur scène) a probablement plus contribué à installer sa légende que ses qualités vocales, mais c’est cette même fragilité qui transpirait à travers son répertoire récent et lui donnait sa force.

C’était mieux avant (tout comme My baby left me, avec laquelle j’ai pas mal hésité) est extraite de son ultime album.

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Claire Diterzi – Riders on the storm

Sur son nouvel album « Le salon des refusées », la chanteuse française Claire Diterzi nous livre, une fois n’est pas coutume, un titre en anglais. Il s’agit en fait de la reprise du célèbre « Riders on the storm » des Doors. Et c’est assez réussi…

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Claire Diterzi sur MySpace

Clarika – Et même si

Ca va fait vingt ans que Clarika poursuit son petit bonhomme de chemin à l’écart du buzz médiatique, écrivant des chansons parfois drôles, parfois tristes, sur un ton faussement naïf. Découverte en 1993 par François Hadji-Lazaro, chanteur des Garçons Bouchers et de Pigalle, elle livre avec une certaine régularité un album tous les quatre ans. Si vous vous souvenez un petit peu de vos tables de multiplications, vous en aurez déduit que son sixième album est pour maintenant… Et effectivement, fidèle au rendez-vous, Clarika nous livre « La tournure des choses », dont j’ai retenu le titre plein de tendresse « Et même si ».

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Clarika sur MySpace

Site non-officiel de Clarika

My bloody valentine – In another way

Ca faisait vingt ans qu’on l’attendait… En fait, on avait même un peu arrêté de l’attendre, tant Kevin Shields avait évoqué pendant longtemps un nouvel album de My Bloody Valentine sans jamais le livrer… Eh bien ça y est, le groupe mythique, auteur de « Loveless » (1991), l’album de référence du mouvement shoegaze, a fini par récidiver.

Soyons honnêtes, ce nouvel album n’est pas radicalement différent de Loveless, au moins en ce qui concerne les trois premiers titres, donc l’effet de surprise qu’on a pu ressentir à la découverte de l’album précédent est ici un peu éventé (sauf pour ceux qui n’ont jamais entendu Loveless, évidemment). My Bloody Valentine reste néanmoins un OVNI par son mélange de douces vocalises noyées dans un déluge de guitares bruitistes.

Gageons que « M B V » me fera le même effet que « Loveless » : je sais qu’en arrivant à la fin de l’album, j’aurai envie de prendre un Doliprane, et pourtant je l’écouterai quand même…

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L’album est (au moins pour le moment) à l’écoute gratuitement sur la chaîne Youtube de My Bloody Valentine: c’est ici.

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Site officiel

Stranded horse – Le bleu et l’ether

Après quelques artistes connus (Sheller, Thiéfaine, Lana del Rey), revenons à la vocation un peu plus « exploratoire » de ce blog, avec Yann Tambour, alias Stranded Horse, un français originaire du Cotentin qui, après une première vie musicale sous un autre nom d’artiste, s’est pris de passion pour la kora, instrument mandingue (Sénégal, Mali…) à mi-chemin entre la harpe et le luth à la faveur duquel il délaisse désormais fréquemment sa guitare acoustique.

On notera la présence au violon de Carla Pallone, du talentueux duo nantais Mansfield Tya dont je parlerai certainement sous peu…

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Pour le voir jouer de la kora, c’est ici.

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Lana del Rey – Video games

Aujourd’hui, premier anniversaire de la sortie du premier album controversé de la controversée Lana del Rey… Passée en quelques mois de l’anonymat au statut de talentueuse-jeune-fille-qui-a-enregistré-une-magnifique-chanson-dans-sa-chambre-et-s’est-fait-connaître-sur-youtube puis à celui d’icone marketing fabriquée de toute pièces, que penser de Lana Del Rey, de son vrai nom Elizabeth Woolridge Grant?

Que « Video games », la chanson qui l’a fait connaître, dégage sans conteste un charme vénéneux (et qu’elle a été suivie de quelques autres titres d’également bonne facture).

Qu’elle y a une voix envoûtante.

Que son album est assez inégal, avec quelques bonnes chansons, mais aussi des titres à la production très formatée qui manquent cruellement d’authenticité.

Qu’elle en a sorti en novembre une nouvel version enrichie de 8 nouveaux titres (en plus des 15 de la version d’origine).

Que ce n’est en fait pas vraiment son premier album, puisqu’elle avait déjà fait une première tentative dans l’indifférence générale sous le nom de Lizzy Grant.

Qu’elle a beau clamer que son image de pin-up des années 50 ne doit rien à la chirurgie esthétique, on a du mal à la croire: il semble notamment qu’elle n’ait pas toujours eu ces lèvres outrageusement pulpeuses:

Que par contre, on la croit plus volontiers quand elle dit qu’elle est « plus une artiste de studio qu’une artiste live », comme en témoigne sa catastrophique performance à Saturday Night Live

Mais que malgré cela, les places pour son concert à l’Olympia en avril 2013 se sont arrachées en 1 minute 30 (!!!)

Bref, Lana Del Rey sera-t-elle plus qu’une étoile filante qui aura réussi un gros coup sur un malentendu? Usurpatrice ou grande artiste en devenir? L’avenir nous le dira. En attendant, même si on a un peu trop entendu « Video games » sur les playlists des radios l’année dernière et que le mythe Lana del Rey s’est un peu fissuré entre temps, n’oublions pas que lorsque ce titre a commencé à apparaître sur les écrans radar, on l’a trouvé très bien, et on avait probablement raison…

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Woodkid – Iron

Avec un seul EP à son actif en tant que musicien, le réalisateur français Yoann Lemoine, alias Woodkid, s’est pourtant déjà fait un nom (enfin, un pseudo…)

Après avoir signé des clips pour Moby, Katy Perry, Rihanna ou encore Lana Del Rey, c’est bien sûr à lui-même qu’il a confié la réalisation de celui de son single Iron. Et cent millions de vues sur le net plus tard, son projet musical Woodkid bénéficie déjà d’une notoriété mondiale avant même la sortie de son premier album, annoncé pour le 18 mars 2013 et déjà très attendu au vu des titres prometteurs de son EP.

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PS : si les cuivres de ce titre vous disent quelque chose, c’est parce qu’un remix d’Iron a été utilisé l’année dernière dans une publicité pour une voiture hybride avec un lion sur la calandre…

Sufjan Stevens – Christmas Unicorn

Le très talentueux (et très pieux) auteur-compositeur-interprète Sufjan Stevens nous avait déjà fait le coup de l’album de chansons de Noël en 2006, voilà qu’il nous remet ça cette année, avec un quintuple album (58 titres!) intitué Silver and Gold.

Terminons donc l’année comme se termine cet ambitieux Silver and Gold, c’est-à-dire en beauté avec les 12 minutes de son ultime titre : Christmas Unicorn.

Joyeux Noël à tous!

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Chapelier Fou – Cyclope et Othello

Chapelier Fou est un violoniste français versé dans la musique électronique, bref, le fils caché de Yann Tiersen et de Björk. En résultent des ritournelles électro-acoustiques au charme certain. Son deuxième album, intitulé Invisible est sorti en 2012. Cyclope & Othello en est extrait.

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En live, le bonhomme est seul sur scène entouré de ses machines. Il joue les parties acoustiques (violon, guitare…) et au besoin les enregistre à la volée pour pouvoir passer ensuite à un autre instrument (la qualité sonore de cette vidéo n’est pas très bonne, il est donc préférable d’écouter le titre en utilisant les liens ci-dessus pour des conditions optimales d’écoute)

Rone – King of Batoofam

Petit coup de projecteur sur la sensation française du moment dans le petit monde de la musique électronique: Rone, dont le deuxième album « Tohu bohu » vient de sortir sur l’excellent label hexagonal Infiné.

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Saez – Chatillon sur Seine

Décidément, Damien Saez n’arrête pas… Il nous avait déjà fait le coup du triple album en 2008 avec Varsovie – L’Alhambra – Paris dont l’album Paris, également vendu séparément, recélait plus d’une chanson du genre qui prend aux tripes. Après quelques autres productions sorties dans l’intervalle, Saez a remis ça en septembre dernier avec un nouveau triple opus: Messina, et ce n’est pas fini, puisqu’il annonce encore un autre album pour décembre…

D’aucuns pourront objecter son timbre un peu nasillard, ou ses révoltes parfois adolescentes, mais quand même, il y a un talent certain chez ce garçon. Ce n’est pas William Sheller qui me contredira, lui qui a aidé Damien Saez à trouver un label lorsque celui-ci débutait.

Difficile de choisir un titre du triple album Les échoués – Sur les quais – Messine que constitue Messina… C’est bon, mais aussi varié : alors que le rock domine dans « Sur les quais », « Messine » repose sur un orchestre symphonique. Trois albums, trois styles… Mais comme il faut bien choisir, j’ai fini par retenir le titre qui clôture le triple album, « Châtillon sur Seine », une sorte de « Mistral gagnant » en version Léo Ferré, dont j’ai découvert a posteriori que c’était également le préféré de Saez lui-même comme il l’expliquait dans une interview sur France Inter.

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Si cela vous a plu, mais qu’un triple album c’est long, je vous recommande en vrac les chansons « A nos amours », « Les fils d’Artaud », « Ma petite couturière » ou encore « Les meurtrières »…

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Godspeed You! Black Emperor – We drift like worried fire

Après avoir livré une composition personnelle dans le post précédent, retour à des productions plus officielles…

Après 10 ans de silence discographique, le collectif post-rock Montréalais revient avec un nouvel album intitulé « Allelujah ! Don’t Bend ! Ascend ! ».

Première constatation : ils n’ont perdu leur goût ni pour les points d’exclamation (même s’ils restent devancés par le groupe « !!! ») ni pour les titres improbables (leur discographie est parsemée de morceaux tels que « Lift Yr. Skinny Fists, Like Antennas to Heaven… », « Edgyswingsetacid », « ‘Attention…Mon Ami…Fa-Lala-Lala-La-La…’ [55-St. Laurent] » ou encore « BBF3 »)

A part cela, on retrouve les GodSpeed plus ou moins comme on les avait laissés : toujours de longues plages instrumentales, qui commencent par quelques notes et bruitages clairsemés pour se transformer progressivement en un énorme mur de guitares et de violons, et finir dans une apothéose un peu grandiloquente 20 minutes plus tard. C’est comme ça qu’ils sont, les GodSpeed, mais on les aime bien quand même…

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PatB – La fin de l’été

Une fois n’est pas coutume, je ne m’extasierai pas sur l’immense talent de l’artiste dont je mets un titre à l’écoute aujourd’hui : s’agissant d’une composition personnelle, cela relèverai d’un exercice d’auto-congratulation éhonté…

Voici donc en toute modestie, et en exclusivité mondiale sur Bonnes Notes, la maquette d’une petite pièce acoustique composée, comme son nom l’indique, à la fin de l’été.