Piers Faccini est un Anglais de père italien qui vit en France, dans les Cévennes. D’influence majoritairement folk, son dernier album « My wilderness » (2011) se veut plus cosmopolite, à l’image de « Three times betrayed », qui clôture le disque et dont les arrangements ne sont pas sans évoquer des influences africaines : on pense notamment au blues touareg des Tinariwen.
Gotye (prononcer « Gauthier ») est un auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste belgo-australien, dont la chanson « Somebody that I used to know », en duo avec la néo-zélandaise Kimbra, l’a propulsé au sommet des charts mondiaux. Voilà pour l’original qui, même s’il ne restera peut-être pas dans l’histoire, a ce petit quelque chose en plus qui le distingue des productions formatées au milieu desquelles il s’est fait sa place sur les radios et les chaînes musicales.
…et quand on monte un groupe à cinq et qu’on n’a qu’un seul instrument, on peut faire comme Walk off the Earth, qui reprend le tube de Gotye avec talent et une guitare :
« Mes chers amis » est la mise en musique par Arman Méliès (et en images par Julie Gavras, la fille de Costa-Gavras) du discours de victoire de Nicolas Sarkozy place de la Concorde en 2007.
Arman Méliès, ça ne vous dit pas forcément grand chose… Si ses trois albums solo, généralement bien accueillis par la critique, ne lui ont pas apporté la notoriété d’un Christophe Maé, il n’en est pas moins un musicien reconnu par ses pairs. Pour preuve, Bashung et Thiéfaine (rien que ça) ont tous deux fait appel à lui pour composer des titres sur leurs albums respectifs « Bleu pétrole » et « Suppléments de mensonge ».
Pour revenir à la chanson qui fait l’objet de cet article, le résultat est assez intéressant : dans ce contexte sonore et visuel, les mêmes mots résonnent différemment de lorsqu’on les entend prononcer par un homme politique devant un pupitre.
En 2010, Stromae avait recyclé la dance des années 90 en l’habillant de textes assez noirs. Crystal Castles fait finalement un peu la même chose à sa manière, c’est à dire en version trash. Après un premier album intitulé « Crystal Castles » en 2008, le duo electro-punk canadien, faisant montre de toujours plus d’inspiration dans le choix des titres de ses albums, récidive en 2010 avec « Crystal Castles II », dont est extrait ce titre lo-fi et énervé.
Les images du clip confirment le goût du groupe pour le style cheap 80’s/90’s, y compris visuel:
PS: je ne l’avais pas remarqué jusqu’à présent, mais sur ce même album, on peut entendre la voix de Jonsi, le chanteur de Sigur Ros, dont un titre a été samplé et utilisé dans le morceau « Year of silence ». Plus de détails ici.
…Entendu sur FIP il y a quelques jours. A l’instar du titre d’Oceansize publié il y a peu, ce morceau n’est pas particulièrement représentatif du reste de l’album (et de la discographie) de son auteur, plutôt spécialisé dans les reprises instrumentales au piano solo d’un peu tout (Depeche Mode, Aphex Twin, Nirvana, MGMT…)
Mano Solo aurait eu 49 ans aujourd’hui si le sida n’avait pas fini par avoir raison de lui en 2010. Avertissement : si vous vous êtes levé(e) d’humeur morose ce matin et que vous avez envie d’écouter un titre qui vous redonne la pêche, ce n’est peut-être pas le moment le plus propice pour écouter cet écorché vif, dont les textes évoquaient plus souvent la mort qui le guettait que des petits bonhommes en mousse faisant tourner des serviettes… Bref, vous êtes prévenu(e) : quand il introduit « Dis-moi » (extrait de son deuxième album « Les années sombres ») comme « une chanson d’amour un peu triste » lors de son concert au Bataclan en 1995, le « un peu » est un euphémisme, et on peut ajouter « absolument bouleversante ».
Puisque l’on parle de musique de publicité d’une marque d’opérateur téléphonique dont la couleur se situe entre le jaune et le rouge, remontons quelques années et quelques campagnes en arrière : en 2006, l’opérateur en question illustre un de ses spots par une autre musique, beaucoup plus méditative que celle de MGMT : « Music for a nurse », d’Oceansize. Si l’album dont elle est extraite, intitulé « Everyone into position » et paru l’année précédente, n’est franchement pas ma tasse de thé (du gros rock pompier sans grand intérêt à mes yeux), la chanson « Music for a nurse », qui lorgne plutôt du côté du post-rock, est très plaisante.
Vous en connaissez sûrement déjà un extrait instrumental, car ce titre a été abondamment utilisé à la télévision entre autres comme musique de pub (notamment pour un opérateur téléphonique dont la couleur se situe entre le jaune et le rouge), voici donc la chanson complète (et complètement entêtante…) extraite du premier album du groupe de rock psychédélique américain paru en 2007.
Carmen Maria Vega vient de sortir son deuxième album, et son nouveau single « On s’en fout » est assez sympa. Mais ses chansons les plus drôles restent celles de son premier album éponyme (2009). Un exemple : « Hiérarchie ». Mais le mieux est quand même de la voir en live… Carmen Maria Vega ne mesure pas beaucoup plus d’un mètre cinquante, mais c’est du concentré d’énergie…
Pour continuer dans notre série des artistes ayant collaboré avec Yann Tiersen, citons également Liz Fraser, ex-chanteuse du groupe Cocteau Twins qui, depuis la séparation de son groupe au milieu des années 90, apparait épisodiquement sur les disques des autres (chez Massive attack, par exemple). Dans les années 80-90, Cocteau Twins était avec les Pixies et Dead Can Dance l’un des fleurons du mythique label 4AD. La voix de sa chanteuse, d’une rare pureté, n’y était probablement pas pour rien…
Comme Lisa Gerrard, chanteuse de Dead Can Dance, ou encore Jonsi, chanteur de Sigur Ros, Liz Fraser chante la plupart du temps dans une langue imaginaire. Pas la peine d’essayer de comprendre les paroles de Blue Bell Knoll, issue de l’album du même nom paru en 1988.
News : le prochain album de Sigur Ros paraîtra le 28 mai.
Bjork n’est pas le seul OVNI musical que l’Islande ait engendré. Pour ceux qui l’ignoreraient, cette information est l’occasion de s’en convaincre : le groupe a en effet mis en ligne sur son site un titre de ce nouvel opus. La parenthèse plus enlevée et plus pop de l’album précédent (au titre passablement imprononçable : « Með suð í eyrum við spilum endalaust« ) semble refermée : ce premier extrait, long et planant, semble marquer un retour aux atmosphères mélancoliques des albums antérieurs…
Derrière le nom The Divine Comedy se cache principalement Neil Hannon, orfèvre d’une pop aux riches arrangements et aux harmonies travaillées, assez inspirée par son ainé Scott Walker. Après quelques albums salués par la critique (Liberation, Promenade…), l’anglais dont la frêle silhouette contraste avec sa voix puissante, tomba progressivement dans une certaine mégalomanie qui le conduisit à produire des disques aux arrangements orchestraux de plus en plus grandiloquents, mais pas toujours très inspirés, délaissant le fond pour la forme. Une redescente sur Terre plus tard, The Divine Comedy livre alors un album excellent album, plus dépouillé, et justement intitulé Regeneration. Son dernier album en date est Bang Goes The Knighthood, paru en 2010.
Neil Hannon a par ailleurs collaboré avec Yann Tiersen sur l’album « L’absente » du breton, prêtant sa voix au titre « Les jours tristes », ce qui fait la transition avec l’article précédent…
Le titre du jour est la dernière chanson de son deuxième album (Promenade), intitulée « Tonight we fly »
Stuart Staples, chanteur des Tindersticks récemment mentionnés ici, chante un titre sur l’album « Les retrouvailles » de Yann Tiersen, ce qui m’amène à parler de ce dernier… Choisir un titre à mettre en avant n’est pas chose facile tant les albums du breton regorgent de pépites. Surtout connu du grand public pour la BO d’Amélie Poulain, en partie composée (c’est le cas de le dire…) de titres repris d’albums antérieurs, Tiersen a aussi magnifiquement mis en musique le film « Goodbye Lenin! ». Une bande originale un peu plus symphonique que ses productions habituelles, et dans laquelle transparaît l’influence de Philip Glass, qui est avec Steve Reich un des chantres de la musique minimaliste américaine.
Il était temps : après plus de 30 ans de carrière, Thiéfaine a enfin été récompensé aux Victoires de la Musique. Il repart avec deux trophées : interprète masculin de l’année, et meilleur album de chansons pour « Suppléments de mensonge ». S’il est sans conteste l’un des plus brillants auteurs de la chanson française, Thiéfaine pêche parfois par des compositions assez inégales. Ce n’est pas le cas de cet album, pour lequel il a collaboré avec différents compositeurs de talent (JP Nataf -ex-Innocents-, Arman Meliès, Dominique Dalcan…), et dont il a confié la production au duo Édith Fambuena et Jean-Louis Piérot (ex-Valentins), valeurs sûres ayant marqué de leur empreinte des albums de Daho, Miossec, Brigitte Fontaine, et le « Fantaisie Militaire » de Bashung, consacré meilleur album de ces 25 dernières années par les Victoires de la musique (encore elles).
« La ruelle des morts » est le titre le plus connu de l’album, donc ce ne sera pas une découverte pour grand monde, mais comme c’est également un des meilleurs…
Tindersticks, c’est la voix unique de Stuart Staples, et une musique pleine de classe. Leur nouvel album « The something rain » vient de sortir, et vous pourrez les voir ce soir à 21h en concert en streaming sur le site d’Arte:
On reste dans le Jazz, enfin plus ou moins, car si Didier Squiban est parfois classé dans cette catégorie, c’est aussi et avant tout un pianiste breton. Mais qu’importe les étiquettes…
La sortie du nouvel album éponyme de ce quartet londonien est l’occasion de présenter cette formation de jazz, constituée d’un batteur, d’un contrebassiste, d’un saxophoniste, et d’un percussionniste jouant principalement du hang, un instrument inventé au début des années 2000 par une petite société suisse. Outre la qualité intrinsèque de la musique de Portico Quartet, j’avoue un faible pour cet instrument, probablement dû à la manière dont je l’ai découvert : une vidéo d’un (très bon) joueur de hang interprétant seul (mais avec deux hangs) une composition qui m’avait beaucoup plu… et qui aura droit à son article.
La discographie de Portico Quartet compte trois albums à ce jour, le dernier introduisant un peu d’électronique dans une musique jusque là purement acoustique. « Dawn patrol » est extrait de leur deuxième opus intitulé Isla, enregistré dans le mythique studio d’Abbey road (l’antre des Beatles) et sorti en 2009 chez Real World, le réputé label de Peter Gabriel (plutôt spécialisé dans la world music) dans le studio duquel l’album a été mixé. Particularité de ce studio : situé en pleine campagne dans un ancien moulin à eau, un sol vitré permet d’y contempler la rivière coulant sous ses pieds…
C’est le jour du Seigneur, on va donc écouter dEUS, groupe phare de la scène rock belge. Extrait de leur second album « In a bar, under the sea » sorti en 1996. Une ballade, plutôt en dessous du tempo moyen de la formation, donc. On y reviendra peut-être plus tard avec un titre plus saturé…
A l’occasion de la sortie du deuxième (mini) album de Soap & Skin, pseudonyme sous lequel se cache une jeune artiste autrichienne, retour sur son premier album « Lovetune for vacuum » paru en 2009 et salué par la critique. De formation classique et revendiquant des influences aussi diverses que Cat Power, Björk, Nico, Aphex Twin ou Arvo Pärt (artistes tous susceptibles de faire l’objet d’un post dans ce blog), elle est également précoce : elle n’avait que 18 ans a la sortie de son premier opus…