Zend Avesta (Arnaud Rebotini) – One of these days

Bon point argentGodforsaken roads, second album du groupe Black Strobe, est sorti le 6 octobre. Black Strobe est un groupe au style hybride, qu’on pourrait qualifier d’électro-blues, et que je goûte avec modération. Disons que n’ayant pas du tout aimé leur premier album, j’ai néanmoins été agréablement surpris par le second qui, aussi intéressant qu’il soit dans sa manière de croiser les styles, ne reste pas forcément ma tasse de thé. Et si ce n’est pas du thé, mieux vaut consommer avec modération, nous dit le Ministère de la Santé. Alors pourquoi en parler? Car derrière Black Strobe se cache Arnaud Rebotini, et que cette actualité est un bon prétexte pour évoquer ce grand bonhomme (au sens propre comme au figuré) à la curiosité musicale insatiable. Outre Black Strobe, Arnaud Rebotini officie en son nom propre, sous lequel il livre d’intéressants morceaux électro enregistrés grâce à sa collection de synthés vinage, ainsi que sous le nom de Zend Avesta, pseudonyme sous lequel il a commis en 2000 un magistral (et malheureusement unique) album qui lui vaut mon estime éternelle : Organique.

Classé dans le rayon « musiques électroniques », Organique, comme son nom l’indique, n’est pourtant que très peu synthétique : pas d’ordinateur, beaucoup d’instruments classiques… C’est surtout un album très audacieux, à la frontière entre pop et musique contemporaine (John Adams, Steve Reich, Karlheinz Stockausen), et on ne voit guère que l’immense et regretté Alain Bashung, avec son album L’imprudence, pour avoir réalisé un tel mélange avec autant d’ambition et de réussite. Autre point commun entre ces deux albums : Bashung justement, qui apparait également sur Organique, posant sa voix sur le titre Mortel battement / Nocturne.

Il semble que la réalisation d’Organique ait été rendue très compliquée par le décalage entre l’ambition du projet et son budget, ce qui peut expliquer que l’expérience Zend Avesta en soit malheureusement restée là, interrompue à la faveur d’un retour aux musiques plus synthétiques (ou mâtinées de rock chez Black Strobe). Dans l’actualité musicale d’Arnaud Rebotini figure néanmoins la BO du film Eastern Boys, dans laquelle quelques titres renouent avec le style Zend Avesta : faut-il y voir une raison d’espérer? Arnaud, si tu nous lis…

En attendant ce très hypothétique retour du plus talentueux des alter-egos d’Arnaud Rebotini, écoutons One of these days, chanson extraite d’Organique sur laquelle l’ex-chanteuse de Gus Gus, Hafdis Huld, vient poser sa voix douce sur des arrangements qui ne sont pas sans rappeler des pièces de Steve Reich telles que Eight lines.

 

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Plaid – OH (album: Reachy prints)

Le duo britannique Plaid est un des précurseurs de la musique électronique. Hébergé par le label Warp, probablement le plus prestigieux et intéressant de la musique électronique dite « intelligente », et qui possède d’autres artistes phares de ce style tels qu’Aphex Twin ou Boards of Canada, Plaid a toujours délivré une musique qui lui est propre et dont on reconnait les sonorités et les constructions dès les première secondes. S’ils innovent moins qu’à leur début, leur dernier album en date recèle quelques bons titres, à l’image de ce OH qui ouvre en beauté leur nouvelle livraison Reachy Prints.

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Fakear – La lune rousse (EP: Sauvage)

En écho au Angel Echoes de Four Tet et à ses collages de voix féminines, qui faisaient l’objet de l’article précédent, voici La lune rousse, titre reposant lui aussi sur un montage vocal lancinant.

Ce morceau est l’oeuvre de Fakear : remarqué aux Transmusicales 2013, et figurant au palmarès du prix ADAMI Deezer 2014, le jeune caennais est une des sensations françaises de l’année dans le petit monde de la musique électronique. Pas encore d’album au compteur, mais trois EPs remarqués dont le dernier en date, Sauvage, s’ouvre sur ce titre.

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Four Tet – Angel Echoes (Album: There is love in you)

Dans la continuité de l’article précédent, qui faisait mention de Four Tet aux manettes du nouvel album solo de Neneh Cherry, retrouvons celui-ci œuvrant cette fois pour son propre compte. Four Tet, de son vrai nom Kieran Hebden, est un producteur anglais de musique électronique qui officie depuis une quinzaine d’années dans un style assez posé, s’appuyant sur des samples hip-hop, jazz, voire folk (certains de ses titres peuvent être rattachés au courant folktronica)

Angel Echoes est le morceau introductif de son album There is love in you paru en 2010. Construit autour d’un collage de voix féminines joué en boucle, ce titre dégage une atmosphère qui lui donne une identité forte et l’envie de l’écouter… en boucle.

Note: la quasi-intégralité de la discographie de Four Tet ayant récemment disparu de Deezer, et la version originale du morceau (de nombreux remixes existent) semblant illisible sur Grooveshark, nous aurons donc reours à Youtube pour écouter ce titre (en espérant que leur conflit en cours avec certains labels indépendants ne le fera pas disparaître sous peu de la plateforme de vidéo en ligne)

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Neneh Cherry – 422 (Album: Blank Project)

Le nom de Neneh Cherry renvoie immanquablement aux années 90 : c’est en effet à cette époque qu’elle signe quelques tubes planétaires, dont le fameux 7 seconds en duo avec Youssou N’Dour, avant de disparaître du paysage musical. Depuis, la chanteuse suédoise s’était faite discrète.

Pour son retour en solo vingt ans après ses années de gloire, Neneh Cherry, dont on ne contestera pas les goûts en matière de musique électronique (elle et son mari contribuèrent fortement au lancement de Massive Attack), a eu la pertinente idée de confier la production de son album à Kieran Hebden, alias Four Tet, pseudonyme sous lequel le musicien britannique officie depuis une quinzaine d’année.

Entre la toujours belle et chaude voix de Neneh Cherry et les arrangements plus froids qu’à son habitude élaborés par Four Tet, une intéressante alchimie se produit. Avec sa musique moins martiale que le reste de l’album, le titre 422 n’en est probablement pas l’exemple le plus représentatif, mais il n’en est pas moins une réussite.

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Slim – Water

Dans les années 90, naquit et mourut un label anglais de musique électronique/ambient, nommé em:t. Créé en 1994 comme une division du label orienté house t:me Recordings, il disparut en 1998 suite à la faillite de sa maison mère. Pendant sa courte existence, ce label se fit remarquer par son style typique aussi bien au niveau musical que visuel. Les pochettes d’album étaient notamment reconnaissables grâce à la nomenclature adoptée par le label : en haut à droite figurait le nom de l’artiste suivi du « titre » de l’album, ce dernier consistant en un nombre à quatre chiffres qui indiquait que le disque était la nième parution de telle année. L’unique album de Slim, dont nous écouterons le titre Water, longue plage envoûtante de plus de 10 minutes, fut par exemple le premier opus sorti par le label en 1997 : Slim

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Grimes – Genesis

Soldes 2012, ça continue :

Grimes, de son vrai nom Claire Boucher, est une des sensations qui agitait ces derniers temps le microcosme de la musique électronique. Après avoir lu un article à son sujet, je m’étais empressé d’écouter son premier véritable album (du moins le premier véritablement distribué… tiens, par 4AD, encore eux!) pour finalement me dire : « tout ça pour ça »… Ce n’est qu’en réécoutant récemment quelques-uns de ses titres que je n’ai plus réussi à me sortir l’un deux de la tête. Le clip… bizarre y est peut-être également pour quelque chose, mais pas seulement.

Claire Boucher est une jeune canadienne de 25 ans, élevée dans une famille catholique stricte jusqu’au jour où elle découvre Marilyn Manson et décide de changer de look, passant de la jupe plissée au crâne rasé et maquillage noir. L’itinéraire de la jeune femme est longuement raconté sur l’instructive page Wikipedia qui lui est consacrée.

Se disant influencée par un peu tout (Aphex Twin, Cocteau Twins, Nine Inch Nails, Enya, Portishead, voire Beyonce et Justin Bieber), elle livre une musique électronique aux sons parfois carrément cheap (on dit lo-fi, ça fait mieux) mais qui font partie intégrante de son style… et collent plutôt bien à la mode synthpop 80’s du moment, même si la demoiselle semble suffisamment barrée pour qu’on ne la soupçonne pas d’arrière-pensées mercantiles. C’est également elle qui réalise ses clips qui, s’ils sont parfois également un peu cheap (Grimes est dans une démarche « Do It Yourself », pas de superproduction) voire à la limite du ridicule, diffèrent assez radicalement de ceux de, disons, Hélène Segara. Je vous laisse juger… Quant à la chanson, force est de reconnaître qu’elle est assez addictive.

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PS: Grimes n’est pas la chose à talons compensés habillée en papier alu, c’est la blondinette à couettes.

Purity Ring – Fineshrine

Continuons de solder les titres qu’il fallait écouter en 2012, avec une fois de plus une production 4AD, qui a lancé l’an dernier un duo electro-pop canadien du nom de Purity Ring. Fineshrine est le second single de leur premier album intitulé Shrines.

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Colleen – Summer water

458px-Colleen_(24aprile08)_@_LomaxC’est certes la rentrée, mais techniquement nous sommes encore en été… Ecouter Summer water de Colleen est donc toujours d’actualité…

Professeur d’anglais de son état, Colleen (de son vrai nom Cécile Schott), qui a fini par quitter l’Education Nationale pour se consacrer pleinement à la musique l’année de la sortie de son quatrième opus, est une compositrice française qui construit sa musique en samplant* nombre d’instruments acoustiques avant d’en assembler les sons pour constituer des morceaux. Elle définit elle-même sa musique comme de la minimal acoustic music.

*Anglicisme barbare, disons plutôt en « échantillonnant » pour parler correctement la langue de Molière, même si le mot « échantillonneur » ne faisait certainement pas non plus partie du vocabulaire de celui-ci, son collègue Lully étant assez peu versé dans l’électro

Le résultat ne passera jamais sur NRJ, mais produit des atmosphères et des textures sonores fort plaisantes et propices à la méditation. Il suffit de se laisser porter…

Summer water est le premier titre de son deuxième album, The golden morning breaks, paru en 2005, que j’ai classé dans la catégorie Musiques Electroniques du fait de l’utilisation de intensive de l’informatique dans son élaboration, même si toutes les sources sonores y sont acoustiques.

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Yazoo – Don’t go

La pop électronique / new wave des années 80, longtemps ringardisée par ses sons désormais considérés comme naïfs, vit un surprenant retour en force, avec moult artistes pompant outrageusement les sonorités de l’époque. Tant et si bien qu’il sort aujourd’hui nombre d’albums qu’on pourrait croire publiés en 1982 (Lescop, Juveniles, Tristesse contemporaine, La Femme… voire Austra -plus intéressant à mon goût- dont j’ai parlé la semaine dernière). Se nourrir d’influences pour élaborer son propre style, c’est bien, se contenter d’un copier/coller comme le font certains a moins d’intérêt : dans ce cas, autant écouter the real thing, à savoir les titres de l’époque. Ce que nous allons faire, avec ce vieux tube de Yazoo, qui n’a pas fait énormément d’autres choses inoubliables que ledit tube, mais qui, ne serait-ce que pour ce titre, a bien fait d’exister. Il y a un autre bénéfice à l’existence de Yazoo : le groupe a été créé par Vince Clark suite à son départ de Depeche Mode, dont il était le compositeur du premier album. Et ce départ a probablement été le plus grand service que Vince Clark ait rendu à Depeche Mode, laissant la place vacante de compositeur à Martin Gore, qui emmènera le groupe dans des directions beaucoup plus innovantes et audacieuses que ce que Clark aurait probablement fait : « Just can’t get enough » (Clark), c’est gentiment efficace, mais on est bien loin du niveau de ce que Gore a pu livrer par la suite : « Blasphemous rumours », « Stripped », « Shake the disease », « Never let me down again », « Enjoy the silence », etc.

Ecoutons donc « Don’t go », qui doit autant aux synthés de Vince Clarke qu’à la voix profonde d’Alison Moyet.

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Austra – Painful like

Le morceau du jour est un titre du nouvel album d’Austra, sorti il y a quelques semaines. Si l’atmosphère synthétique époque new wave est toujours présente, ce deuxième opus délaisse cependant les ambiances darkwave du premier album Feel it break (paru en 2011) au profit d’arrangements un peu plus légers et dansants. Sur Olympia, le groupe de Toronto fait la part belle aux sons analogiques enregistrés live, mais si le style musical a évolué entre leurs deux albums, on reconnaitra sans peine le côté mélancolique du trio porté par la voix si caractéristique de Katie Stelmanis, chanteuse de formation classique qui a délaissé le chant lyrique pour se consacrer à la pop électronique.

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James Blake – Retrograde

Bon point argentSorti plus ou moins de nulle part en 2011, le premier album de James Blake ne ressemblait à rien de connu dans le rayon musiques électroniques au sein duquel on trouvait son CD(*), un disque très novateur qu’on eut tôt fait de qualifier de post-dubstep. Je vous laisse vous référer à la page Wikipedia afférente pour vous informer sur ce qu’est le post-dubstep : l’article en question définit déjà le dubstep « de base » comme « une des mutations du UK Garage et du 2-step (…qui…), comme le grime, autre mutation du garage, s’est développé sur la base d’atmosphères urbaines et futuristes et de rythmes à un tempo proche de 140 bpm. (…) Hormis les influences directes du 2-step, on y retrouve des éléments issus de la jungle et de la drum & bass, du dub, de l’electronica, et de la techno.« , donc je ne vous dis pas pour le post-dubstep…

La musique de James Blake est certes de la musique électronique, mais surtout il y a cette belle voix androgyne que le jeune homme pose dessus… Aussi créative soit-elle musicalement, Björk ne serait pas Björk sans sa voix si caractéristique. Il en va de même pour James Blake : un style ET une voix. Après un premier album tout-à-fait intéressant, même si pas toujours très facile d’accès, est donc sorti récemment sa deuxième livraison, intitulée Overgrown, dans laquelle James Blake a la bonne idée de moins trafiquer sa voix que sur le premier album, laissant mieux apprécier sa beauté nue.

Retrograde est le titre que j’ai choisi de vous faire écouter.

(*) les CD étaient des objets que l’on achetait et sur lesquels se trouvaient de la musique non compressée, mais je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où il y avait des magasins Virgin et où la Fnac était une enseigne culturelle qui ne vendait pas de cafetières.

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Nosaj Thing – Eclipse/Blue

Une réussite aussi bien musicale que visuelle, avec en guest la chanteuse de Blonde Redhead, groupe new-yorkais d’origine italo-japonaise.

The Soul Must Sleep

Jason Chung, alias Nosaj Thing, est un producteur de musique électronique et de abstract hip-hop américain. Il a bossé pour plusieurs pointures comme Kid Cudi ou Kendrick Lamar et joué dans plusieurs festivals de grande envergure comme Coachella.

nosajthing

 

En solo, Nosaj Thing fait de l’electro aérien, lascif et expérimental. L’influence du trip-hop s’y fait bien sentir. Talentueux, très talentueux, il fait partie de ces artistes qui proposent une musique minimaliste planante, laissant la part belle à l’introspection.

Le clip Eclipse/Blue est, à l’image du son, une pièce d’expérimentation. Oeuvre du VJ japonais Daito Manabe (mapping et projection live de vidéos, d’images sur des supports variés), de  takcom, Satoru Higa, and MIKIKO (voir The Creators Project), cette vidéo est un bel exemple de l’art d’aujourd’hui et de cette tendance transfrontalière qui traverse nos sociétés.

Les limites entre les disciplines se font de plus en plus fines, se brouillent même…

Voir l’article original 31 mots de plus

Mac Guffin – Knife edge

Quand j’ai vu « Mac Guffin, nouveau projet d’un ex-membre de La Phaze », j’ai failli passer mon chemin, hermétique que je suis au style de musique dispensé par ce groupe. C’eut été une erreur, car le genre est ici radicalement différent : il y a une chanteuse, des rythmiques lentes et lourdes qui nous ramènent vingt ans en arrière aux débuts du trip hop, le tout étant assorti de cordes symphoniques hollywoodiennes (et, sur ce titre, l’instrument solo de la violoniste de Gotan Project)

Bref, on lorgne plus du côté du Massive Attack de Protection (et de titres comme Sly…), voire de Portishead ou de Goldfrapp que des vociférations énervées de La Phaze, le tout dans un univers visuel hitchcockien (à l’origine du nom du groupe)

(annoncé pour septembre, l’album n’est pas encore disponible sur les plateformes de streaming)

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Pantha du Prince – Es schneit

Pantha du Prince est un compositeur de musique électronique allemand, issue de la scène minimale, auteur de trois albums solo, puis d’un quatrième sorti récemment en collaboration avec les Norvégiens de Bell Laboratory, collectif jouant de diverses sortes de cloches (carillon) et autres instruments percussifs en métal. Cet album est quelque part la suite logique des travaux en solo de Pantha du Prince : cela fait longtemps que sa marque de fabrique consiste à intégrer des samples de clochettes et autres percussions mélodiques dans son travail. Cependant, ce nouveau Elements of light est un peu décevant. Le carillon, un peu trop omniprésent, apporte de la lourdeur à l’ensemble. On lui préférera les deux albums qui l’ont précédé, dans lesquels l’équilibre entre électronique est tintements acoustiques était meilleur.

L’album This bliss (2007) commence par deux très bon titres, très difficiles à trouver sur les plateformes de streaming. L’album qui lui fait suite, Black Noise (2010) est tout aussi intéressant. C’est le titre conclusif (et le plus « ambient ») de cet opus, que je vous propose aujourd’hui.

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M83 – Midnight City

Bon point argentSi vous vous demandez quelle est la musique qui habille la pub du moment pour la Renault Captur, ou si vous vous êtes demandés l’année dernière quelle était la musique qui habillait le générique de l’Euro ou la pub pour le Samsung Galaxy Tab 2, une seule et même réponse : Midnight City, de M83.

Duo antibois* à l’origine fondé en 1999, désormais réduit à un seul membre, M83 (du nom d’une galaxie) est longtemps resté un groupe assez confidentiel en France, alors qu’il bénéficie d’une renommée bien établie outre-atlantique. J’en veux pour preuve qu’il lui a été confié la BO du blockbuster américain Oblivion (avec Tom Cruise) qui vient de sortir sur les écrans.

Un peu comme Woodkid, on peut soit trouver M83 soit superbe, soit d’une vacuité pompeuse (version grosses nappes de synthé, au lieu des cuivres chez Woodkid), mais force est de constater que ce titre est très efficace. On lui reprochera juste le solo de saxo à la fin, exercice considéré d’un goût douteux depuis le milieu des années 80.

*ce qui signifie « originaire d’Antibes », et non pas « militant pro-déforestation »

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Depeche Mode – Broken

Bon point argentEn voilà une bonne nouvelle… Vingt ans que le fan de Depeche Mode que je fus dans les années 80 attendait un digne successeur aux albums de la grande époque : les Black Celebration, Music for the masses, Violator, Songs of faith and devotion… On avait fini par cesser d’y croire, par se dire que l’ère du Depeche Mode créatif et inspiré était révolue à jamais, même si leur précédent opus Sounds of the universe, sans être totalement transcendant, les avait remis sur la pente ascendante, avec notamment l’imparable single Wrong. Et puis vient ce nouvel album, Delta Machine, dans lequel on retrouve un Depeche Mode au meilleur de sa forme. Le son est peut-être moins novateur qu’a l’époque de Black Celebration, où Martin Gore samplait le bruit d’une masse sur un bloc de pierre ou celui d’un objet cliquetant contre les rayons d’une roue de vélo (Blasphemous rumours), mais il garde une vraie identité. Et surtout, l’inspiration et la qualité des compositions sont de retour.

C’est le titre Broken que j’ai choisi comme extrait de ce nouvel album.

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Chapelier Fou – Cyclope et Othello

Chapelier Fou est un violoniste français versé dans la musique électronique, bref, le fils caché de Yann Tiersen et de Björk. En résultent des ritournelles électro-acoustiques au charme certain. Son deuxième album, intitulé Invisible est sorti en 2012. Cyclope & Othello en est extrait.

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En live, le bonhomme est seul sur scène entouré de ses machines. Il joue les parties acoustiques (violon, guitare…) et au besoin les enregistre à la volée pour pouvoir passer ensuite à un autre instrument (la qualité sonore de cette vidéo n’est pas très bonne, il est donc préférable d’écouter le titre en utilisant les liens ci-dessus pour des conditions optimales d’écoute)

Rone – King of Batoofam

Petit coup de projecteur sur la sensation française du moment dans le petit monde de la musique électronique: Rone, dont le deuxième album « Tohu bohu » vient de sortir sur l’excellent label hexagonal Infiné.

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The Cinematic Orchestra – Necrology

The Cinematic Orchestra a sorti un nouvel album et, comme d’habitude, on y trouve de très bonnes choses. Créé en 1999 par un Jason Swinscoe fasciné par les musiques de film (comme en témoigne le nom de son groupe), The Cinematic Orchestra se situe à la croisée des chemins entre jazz, musiques électroniques et B.O. de films. DJ à l’origine, et employé du label Ninja Tune (un des labels de musique électronique les plus intéressants avec Warp), Swinscoe a réalisé son premier album « Motion » en enregistrant des « jam sessions » de musiciens de jazz, puis en découpant, assemblant et mixant des phrases musicales extraites de ces sessions. Le résultat est là, et un extrait de cet album aux sonorités jazz down-tempo trouvera un jour sa place sur ce blog. Après quelques autres parutions, le groupe revient avec « In motion #1 », album acoustique voire orchestral à l’atmosphère plus cinématographique que jamais, composé de plages d’une dizaine de minutes chacune. La première s’intitule « Necrology ».

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