PJ Harvey – Plants and rags

Je faisais référence à PJ Harvey dans mon article précédent sur Laetitia Shériff, alors parlons-en : PJ Harvey est, à fort juste titre, une des principales égéries du rock indépendant depuis deux décennies. Si elle s’est assagie dans ses récents albums (le dernier datant de 2011), ses premières oeuvres libéraient une énergie rock assez brute et âpre.

Extrait de son premier album « Dry » (1992), le titre « Plants and rags » détonne* du reste de l’album : la batterie a laissé la place à un violoncelle, mais l’esprit rock est toujours bel et bien là.


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* eh oui**, on dit « détonne », et non pas « dénote » (qui est souvent employé à sa place), et encore moins « détone » (qui fait référence à une explosion)
** eh oui, on dit « eh oui », et non pas « et oui »
Voilà, c’était ma minute « défense de la langue française contre des fautes tellement fréquentes qu’elles vont finir par ne plus en être ».
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Laetitia Shériff – That lover

Scène rennaise #4

Laetitia Shériff est une Rennaise d’adoption (comme moi)

C’est dans le Nord qu’elle a grandi (comme moi), et plus précisément à Lambersart, ville de la banlieue lilloise dont elle a fréquenté le lycée Jean Perrin (ah, ben, ça alors, comme moi aussi, dis-donc, c’est pas croyable)

C’est suite à sa rencontre avec Olivier Mellano et Gaël Desbois, qui l’aident à la réalisation de son première album Codification (2004), qu’elle s’installe dans la capitale bretonne. Cet album rock intimiste, chanté en anglais, lui vaut d’être comparée à PJ Harvey ou à Cat Power. Suivent Games Over (2008) et Often False (2011).

C’est un extrait de son premier album que je vous propose aujourd’hui.

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Fauve – Nuits fauves

Bon point argentLe premier EP de Fauve est sorti hier. Évacuons tout de suite la question de la qualité de la production : oui, c’est un peu cheap, on sait dès les premières secondes qu’on n’est pas en train d’écouter un album de MadonnaMais c’est reconnu et assumé par Fauve : ils sont encore un peu amateurs. On aurait probablement préféré que le son soit un peu meilleur, mais ce n’est pas ce qui fait l’intérêt du collectif. Et puis, si l’on jugeait un artiste qui démarre à la qualité du son de son premier album, La Fossette n’aurait jamais passé la porte de la chambre de Dominique A dans laquelle il a été enregistré, et c’eut été bien dommage. On pourrait aussi trouver à redire sur la variété limitée des musiques, mais là encore ce n’est pas l’intérêt principal de Fauve, et certaines fonctionnent très bien, comme celle de Nuits Fauves.

Là où ma tâche se complique, c’est que sur les six titres que comportent l’EP, il y en a un que j’ai déjà posté précédemment (Kané), et surtout il y en a trois autres qui méritent amplement un article… On va donc continuer pour cette fois avec Nuits Fauves, un autre morceau posté sur le net sous forme de vidéo bien avant la sortie de leur EP…

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…et on se retrouve bientôt pour écouter le titre éponyme de l’EP, Blizzard.

Mac Guffin – Knife edge

Quand j’ai vu « Mac Guffin, nouveau projet d’un ex-membre de La Phaze », j’ai failli passer mon chemin, hermétique que je suis au style de musique dispensé par ce groupe. C’eut été une erreur, car le genre est ici radicalement différent : il y a une chanteuse, des rythmiques lentes et lourdes qui nous ramènent vingt ans en arrière aux débuts du trip hop, le tout étant assorti de cordes symphoniques hollywoodiennes (et, sur ce titre, l’instrument solo de la violoniste de Gotan Project)

Bref, on lorgne plus du côté du Massive Attack de Protection (et de titres comme Sly…), voire de Portishead ou de Goldfrapp que des vociférations énervées de La Phaze, le tout dans un univers visuel hitchcockien (à l’origine du nom du groupe)

(annoncé pour septembre, l’album n’est pas encore disponible sur les plateformes de streaming)

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Mogwai – This Messiah needs watching

Mogwai revenantsLe groupe de post-rock Mogwai a signé la BO de la série Les revenants, produite et diffusée par Canal+ il y a quelques mois. Les Écossais ont fini par sortir le disque correspondant : leur musique s’écoute très bien même sans le support de l’image…

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Olivier Mellano – Perpetuus animarum motus II

Scène rennaise #3

Quelle que soit la manifestation musicale rennaise à laquelle vous vous rendiez (Transmusicales, Tombées de la nuit…), il y a une probabilité non négligeable pour qu’Olivier Mellano figure d’une manière ou d’une autre dans la programmation. Violoniste à l’origine (de Miossec notamment), il a progressivement délaissé l’archet pour le médiator (rien à voir avec les laboratoires Servier…), et surtout participe à un nombre assez impressionnant de projets dans des styles aussi divers que variés : Mellano fait de la pop au sein de Mobiil, du rap avec Psykick lyrikah, du rock avec Laetitia Shériff et Bed (du rock calme, en l’occurrence), de la musique contemporaine sur le label Naïve Classique; il compose pour des spectacles de danse, fait des séances de ciné-concert, et j’en oublie sûrement…

Bref, si vous habitez Rennes et que vous songez à monter un groupe, faites-le en connaissance de cause et soyez conscient des risques : un bref moment d’inattention, et vous risquez de vous retrouver avec Olivier Mellano dans votre effectif 😉

Il y a du bon et du moins bon dans la discographie du Rennais : certains artistes avec lesquels il collabore sortent des albums très intéressants (Laetitia Shériff, Bed…), d’autres me laissent plus circonspect (Psykick Lyrikah… mais le rap n’est globalement pas ma tasse de thé, donc peut-être que quelque chose m’échappe)

De même dans ses œuvres solo, qui mélangent parfois musique contemporaine, rock et hip-hop dans un même concert, le résultat est intéressant mais parfois un peu inégal. Il faut néanmoins lui reconnaître le mérite de l’audace et de l’originalité.

Du côté des réussites, on trouvera certaines de ses pièces d’influence classique, telles que ce Perpetuus animarum motus II par lequel se termine l’album La chair des anges, paru en 2006. Cette œuvre vocale, très méditative, n’est pas sans rappeler les compositeurs contemporains d’Europe de l’Est : Arvo Pärt, Henryk Gorecki. L’album recèle également un très beau quatuor à cordes que je vous ferai peut-être écouter une autre fois…

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Local natives – You and I

Groupe californien, les Local Natives ont sorti leur deuxième album en début d’année 2013, intitulé Hummingbird. De la bonne pop, dont on écoute le premier titre…

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Une version live, aux arrangements plus intimistes:

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The Popopopops – My Mind is old

Scène rennaise #2

« Laï laï laï laï laï laï » disait Enrico Macias dans Les filles de mon pays, ce qui n’a jamais conduit aucun groupe à adopter ce nom.

« Popopopop » disait Joey Starr dans Seine Saint Denis, et là, si.

Pourtant les rennais de Popopopops, qui sont dans l’actualité avec la sortie récente de leur premier album, Swell, ne font pas dans le hip-hop, mais nous livrent un pop/rock ambitieux. L’album est assez riche et diversifié, et dégage à la fois énergie et subtilité. Le son et les arrangements sont particulièrement travaillés, à l’image des harmonies vocales sur ce My mind is old qui ouvre l’album, accompagnées de quelques notes de clavier et d’une guitare un peu funk.

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Pantha du Prince – Es schneit

Pantha du Prince est un compositeur de musique électronique allemand, issue de la scène minimale, auteur de trois albums solo, puis d’un quatrième sorti récemment en collaboration avec les Norvégiens de Bell Laboratory, collectif jouant de diverses sortes de cloches (carillon) et autres instruments percussifs en métal. Cet album est quelque part la suite logique des travaux en solo de Pantha du Prince : cela fait longtemps que sa marque de fabrique consiste à intégrer des samples de clochettes et autres percussions mélodiques dans son travail. Cependant, ce nouveau Elements of light est un peu décevant. Le carillon, un peu trop omniprésent, apporte de la lourdeur à l’ensemble. On lui préférera les deux albums qui l’ont précédé, dans lesquels l’équilibre entre électronique est tintements acoustiques était meilleur.

L’album This bliss (2007) commence par deux très bon titres, très difficiles à trouver sur les plateformes de streaming. L’album qui lui fait suite, Black Noise (2010) est tout aussi intéressant. C’est le titre conclusif (et le plus « ambient ») de cet opus, que je vous propose aujourd’hui.

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Ladylike Lily – Who’s next?

Scène rennaise #1ladylike_lily

Le mercredi, ça se passe ici : basé à Rennes, l’auteur (enfin, moi, quoi) a décidé de consacrer une petite série d’articles hebdomadaires aux artistes locaux. Même si les années 80 / début 90 ont été la période faste de la scène rennaise, avec des artistes à la visibilité nationale (Etienne Daho, Niagara, Marquis de Sade, Dominic Sonic…), la capitale bretonne a conservé son dynamisme musical, avec l’émergence ces dernières années d’artistes qui méritent d’être mis en lumière.

Pour entamer cette série : Ladylike Lily. C’est la petite fée rennaise du folk, quelque part entre Agnès Obel et Cocorosie (pour être honnête, sans vraiment les égaler, mais elle est encore jeune). Après avoir pas mal trainé sa guitare sèche et sa silhouette presque enfantine sur les scènes locales, elle a sorti un premier album en 2012 intitulé Get your soul washed.


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M83 – Midnight City

Bon point argentSi vous vous demandez quelle est la musique qui habille la pub du moment pour la Renault Captur, ou si vous vous êtes demandés l’année dernière quelle était la musique qui habillait le générique de l’Euro ou la pub pour le Samsung Galaxy Tab 2, une seule et même réponse : Midnight City, de M83.

Duo antibois* à l’origine fondé en 1999, désormais réduit à un seul membre, M83 (du nom d’une galaxie) est longtemps resté un groupe assez confidentiel en France, alors qu’il bénéficie d’une renommée bien établie outre-atlantique. J’en veux pour preuve qu’il lui a été confié la BO du blockbuster américain Oblivion (avec Tom Cruise) qui vient de sortir sur les écrans.

Un peu comme Woodkid, on peut soit trouver M83 soit superbe, soit d’une vacuité pompeuse (version grosses nappes de synthé, au lieu des cuivres chez Woodkid), mais force est de constater que ce titre est très efficace. On lui reprochera juste le solo de saxo à la fin, exercice considéré d’un goût douteux depuis le milieu des années 80.

*ce qui signifie « originaire d’Antibes », et non pas « militant pro-déforestation »

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Low – Just make it stop

low-mimi-300x199Apparu au début des années 90, Low est parfois classé dans le mouvement Slowcore, style dont le groupe serait même le fondateur. Et quasiment le seul représentant, avec peut-être quelques autres comme Codeine, Smog et éventuellement les Red House Painters (que je rangerais plutôt dans le folk). Bref, dire que Low fait du slowcore, c’est un peu dire que Low fait du Low.

Le slowcore est né en pleine vague grunge, comme un contrepied un courant dominant de l’époque : face à la furie des Nirvana, Hole et consorts, Low décida de faire de la musique certes avec de la guitare électrique et de la batterie, mais en jouant très très doucement et très très lentement. On peut trouver ça très très ennuyeux, ou très très beau (c’est également un peu le problème des Red House Painters, désormais Sun Kil Moon, que d’aucuns -dont moi- adorent, alors que d’autres les trouvent plats et soporifiques au plus haut point)

Le noyau dur de Low, originaire de Duluth, Minnesota, est composé de Alan Sparhawk et Mimi Parker, mariés et mormons à la ville. Moins jusqu’auboutiste dans sa démarche qu’à ses débuts, le groupe vient de sortir son dixième album studio, The invisible way. En pré-écoute avant sa sortie, j’avais trouvé qu’un titre de l’album sortait du lot (ou devrais-je dire du Low? Ce que je suis drôle, parfois), et c’est apparemment celui que le groupe a choisi comme single.

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Jacques Higelin – La balade au bord de l’eau

Comme Depeche Mode il y a quelques semaines de cela, Higelin nous livre l’album que l’on n’attendait plus. Moins inspiré pendant une période, le troubadour échevelé renoue à 72 ans avec ses meilleures années, récoltant au passage un ffff de Télérama pour son Beau repaire. Se rapprochant de la fin de sa vie, il y aborde sereinement le passage dans l’au-delà, dans cette très belle Balade au bord de l’eau qui ouvre l’album.

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Fauve – Kané

Ça a commencé avec cette vidéo postée sur le net.

Puis quelques autres, et quelques concerts gratuits et bondés. Depuis, ça affole le microcosme musical indé parisien : tout le monde en parle, au point que même Le Monde en parle. Ça n’a ni label (enfin, maintenant, si) ni disque. C’est un collectif qui se veut ouvert. Ça s’appelle Fauve.

Et c’est à  voir à Mythos à Rennes en avril, notamment.

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Albin de la Simone – Mes épaules

Ce blog n’était à l’origine pas spécialement censé suivre l’actualité musicale, mais celle-ci ayant été assez riche depuis quelques temps, bon nombre des articles récents traitent de morceaux parus en 2013 ou fin 2012, et cela va continuer un peu, car j’ai encore du stock à écouler concernant les sorties intéressantes de ces derniers mois. Fin de la parenthèse…

Albin de la Simone est un homme discret… Notamment sur le plan médiatique. Et c’est un peu dommage car il mérite mieux que cela. Son quatrième album est dans les bacs depuis peu, c’est donc l’occasion d’en parler un peu. L’univers d’Albin de la Simone n’est pas sans rappeler celui de Mathieu Boogaerts, dont il a assuré les claviers, ou pour faire dans les références plus célèbres, on pourrait dire que c’est un peu du Alain (Souchon) chanté par Alain (Chamfort), artistes avec lesquels il a également collaboré en tant que musicien de studio/scène ou comme réalisateur d’albums, au même titre que Vanessa Paradis, Vincent Delerm, Jean-Louis Aubert, Raphaël, Keren Ann, Maxime le Forestier, Arthur H, Jeanne Cherhal… Bref, œuvrant la plupart du temps dans l’ombre d’autres artistes, il sort de temps en temps un album personnel non dénué de charme.

Le dernier en date, Un homme (2013), est probablement le meilleur. Nous en écouterons la première chanson.

Note : Albin de la Simone est au programme de l’édition 2013 du festival rennais Mythos, qui a lieu ce mois-ci.

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Depeche Mode – Broken

Bon point argentEn voilà une bonne nouvelle… Vingt ans que le fan de Depeche Mode que je fus dans les années 80 attendait un digne successeur aux albums de la grande époque : les Black Celebration, Music for the masses, Violator, Songs of faith and devotion… On avait fini par cesser d’y croire, par se dire que l’ère du Depeche Mode créatif et inspiré était révolue à jamais, même si leur précédent opus Sounds of the universe, sans être totalement transcendant, les avait remis sur la pente ascendante, avec notamment l’imparable single Wrong. Et puis vient ce nouvel album, Delta Machine, dans lequel on retrouve un Depeche Mode au meilleur de sa forme. Le son est peut-être moins novateur qu’a l’époque de Black Celebration, où Martin Gore samplait le bruit d’une masse sur un bloc de pierre ou celui d’un objet cliquetant contre les rayons d’une roue de vélo (Blasphemous rumours), mais il garde une vraie identité. Et surtout, l’inspiration et la qualité des compositions sont de retour.

C’est le titre Broken que j’ai choisi comme extrait de ce nouvel album.

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Woodkid – Where I live

Ca y est, après l’EP Iron, le très attendu premier album de Woodkid est sorti… Premières impressions : dans la continuité de l’EP, Golden Age donne une grande impression d’homogénéité, même s’il alterne les envolées lyriques des cuivres de l’Orchestre National de France ponctuées de percussions tribales avec des moments plus intimistes piano-voix. Avantage : la cohérence de l’ensemble, voulu comme un concept-album. Inconvénient : le risque de se répéter.

D’une ambition et d’une grandiloquence assumées par son auteur, cet album laisse en tout cas un ressenti très positif à la première écoute. Reste à voir comment il tiendra sur la durée : vrai grand album, ou poudre aux yeux?

Après Iron, représentant emblématique de la facette lyrique du disque, écoutons avec Where I live la facette intimiste de Woodkid (dont la voix n’est pas sans rappeler Antony and the Johnsons, ce qui tient plutôt du compliment…)

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Alain Bashung – La nuit je mens

Bon point orIl y a tout juste quatre ans s’éteignait Alain Bashung… Nous le retrouvons ici avec un titre de son album Fantaisie militaire, paru en 1998 et récompensé de 3 Victoires de la musique à sa sortie (Meilleur album, Artiste interprète… et  Meilleur clip pour La nuit je mens) puis sacré Meilleur album de ces 20 dernières années en 2005 par ces mêmes Victoires.

Pour l’anecdote et pour coller à l’actualité télévisuelle récente, La nuit je mens est la chanson préférée de la jeune candidate de la Nouvelle Star 2013 Sophie-Tith qui, après avoir tanné la production depuis le début de l’émission, a fini par obtenir de l’interpréter (de manière assez convaincante, du haut de ses 16 ans) lors de la finale… Ce qui lui a réussi puisqu’elle a remporté haut la main le télé-crochet de D8.

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Bachar Mar-Khalifé – Distance

Bon point argentBachar Mar-Khalifé est le fils de Marcel Khalifé, « compositeur-interprète libanais internationalement reconnu » (sauf de moi…), et frère de Rami Khalifé, également pianiste de jazz et membre de l’intéressant trio Aufgang (en gros, de l’électro jouée sur deux pianos à queue et une batterie), internationalement peu connu (sauf de moi, qui les ai déjà vu deux fois en concert).

Il vient de sortir Who’s Gonna Get the Ball from Behind the Wall of the Garden Today?, album métissé qui fait suite à Oil Slick, et dans lequel on retrouve une version solo de Distance, titre originellement paru dans Oil Slick (2010). C’est la version originale que nous écouterons aujourd’hui.

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Daniel Darc – C’était mieux avant

C’était mieux avant… avant la mort de Daniel Darc, décédé hier à 53 ans, apparemment d’un abus d’alcool et de médicaments.

Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment compris ce que Cherchez le garçon de Taxi Girl avait de si exceptionnel pour être encore cité de nos jours. Par contre, après des années d’errements et d’excès en tous genres (en particulier d’héroïne) desquels il était miraculeusement sorti vivant (lui-même s’en étonnait), la carrière solo de Daniel Darc avait pris une tournure plus intéressante depuis son album Crèvecoeur en 2004, qui lui avait valu une Victoire de la musique dans la catégorie « Révélation » (alors qu’il fêtait cette année-là ses 25 ans de carrière!), et surtout avec son très gainsbourien dernier album La taille de mon âme, paru en 2011.

Bref, à la manière d’un Bashung, avec qui il avait chanté un titre sur son album précédent, Darc se bonifiait avec l’âge. Et, tout comme le regretté Bashung, il nous a quitté prématurément alors qu’il fourmillait de projets.

La personnalité d’écorché vif de Darc (qui avait marqué les esprits dès 1979 en s’ouvrant les veines sur scène) a probablement plus contribué à installer sa légende que ses qualités vocales, mais c’est cette même fragilité qui transpirait à travers son répertoire récent et lui donnait sa force.

C’était mieux avant (tout comme My baby left me, avec laquelle j’ai pas mal hésité) est extraite de son ultime album.

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