James Blake – Retrograde

Bon point argentSorti plus ou moins de nulle part en 2011, le premier album de James Blake ne ressemblait à rien de connu dans le rayon musiques électroniques au sein duquel on trouvait son CD(*), un disque très novateur qu’on eut tôt fait de qualifier de post-dubstep. Je vous laisse vous référer à la page Wikipedia afférente pour vous informer sur ce qu’est le post-dubstep : l’article en question définit déjà le dubstep « de base » comme « une des mutations du UK Garage et du 2-step (…qui…), comme le grime, autre mutation du garage, s’est développé sur la base d’atmosphères urbaines et futuristes et de rythmes à un tempo proche de 140 bpm. (…) Hormis les influences directes du 2-step, on y retrouve des éléments issus de la jungle et de la drum & bass, du dub, de l’electronica, et de la techno.« , donc je ne vous dis pas pour le post-dubstep…

La musique de James Blake est certes de la musique électronique, mais surtout il y a cette belle voix androgyne que le jeune homme pose dessus… Aussi créative soit-elle musicalement, Björk ne serait pas Björk sans sa voix si caractéristique. Il en va de même pour James Blake : un style ET une voix. Après un premier album tout-à-fait intéressant, même si pas toujours très facile d’accès, est donc sorti récemment sa deuxième livraison, intitulée Overgrown, dans laquelle James Blake a la bonne idée de moins trafiquer sa voix que sur le premier album, laissant mieux apprécier sa beauté nue.

Retrograde est le titre que j’ai choisi de vous faire écouter.

(*) les CD étaient des objets que l’on achetait et sur lesquels se trouvaient de la musique non compressée, mais je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où il y avait des magasins Virgin et où la Fnac était une enseigne culturelle qui ne vendait pas de cafetières.

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Nosaj Thing – Eclipse/Blue

Une réussite aussi bien musicale que visuelle, avec en guest la chanteuse de Blonde Redhead, groupe new-yorkais d’origine italo-japonaise.

Avatar de The Soul Must SleepThe Soul Must Sleep

Jason Chung, alias Nosaj Thing, est un producteur de musique électronique et de abstract hip-hop américain. Il a bossé pour plusieurs pointures comme Kid Cudi ou Kendrick Lamar et joué dans plusieurs festivals de grande envergure comme Coachella.

nosajthing

 

En solo, Nosaj Thing fait de l’electro aérien, lascif et expérimental. L’influence du trip-hop s’y fait bien sentir. Talentueux, très talentueux, il fait partie de ces artistes qui proposent une musique minimaliste planante, laissant la part belle à l’introspection.

Le clip Eclipse/Blue est, à l’image du son, une pièce d’expérimentation. Oeuvre du VJ japonais Daito Manabe (mapping et projection live de vidéos, d’images sur des supports variés), de  takcom, Satoru Higa, and MIKIKO (voir The Creators Project), cette vidéo est un bel exemple de l’art d’aujourd’hui et de cette tendance transfrontalière qui traverse nos sociétés.

Les limites entre les disciplines se font de plus en plus fines, se brouillent même…

Voir l’article original 31 mots de plus

Mac Guffin – Knife edge

Quand j’ai vu « Mac Guffin, nouveau projet d’un ex-membre de La Phaze », j’ai failli passer mon chemin, hermétique que je suis au style de musique dispensé par ce groupe. C’eut été une erreur, car le genre est ici radicalement différent : il y a une chanteuse, des rythmiques lentes et lourdes qui nous ramènent vingt ans en arrière aux débuts du trip hop, le tout étant assorti de cordes symphoniques hollywoodiennes (et, sur ce titre, l’instrument solo de la violoniste de Gotan Project)

Bref, on lorgne plus du côté du Massive Attack de Protection (et de titres comme Sly…), voire de Portishead ou de Goldfrapp que des vociférations énervées de La Phaze, le tout dans un univers visuel hitchcockien (à l’origine du nom du groupe)

(annoncé pour septembre, l’album n’est pas encore disponible sur les plateformes de streaming)

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Pantha du Prince – Es schneit

Pantha du Prince est un compositeur de musique électronique allemand, issue de la scène minimale, auteur de trois albums solo, puis d’un quatrième sorti récemment en collaboration avec les Norvégiens de Bell Laboratory, collectif jouant de diverses sortes de cloches (carillon) et autres instruments percussifs en métal. Cet album est quelque part la suite logique des travaux en solo de Pantha du Prince : cela fait longtemps que sa marque de fabrique consiste à intégrer des samples de clochettes et autres percussions mélodiques dans son travail. Cependant, ce nouveau Elements of light est un peu décevant. Le carillon, un peu trop omniprésent, apporte de la lourdeur à l’ensemble. On lui préférera les deux albums qui l’ont précédé, dans lesquels l’équilibre entre électronique est tintements acoustiques était meilleur.

L’album This bliss (2007) commence par deux très bon titres, très difficiles à trouver sur les plateformes de streaming. L’album qui lui fait suite, Black Noise (2010) est tout aussi intéressant. C’est le titre conclusif (et le plus « ambient ») de cet opus, que je vous propose aujourd’hui.

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M83 – Midnight City

Bon point argentSi vous vous demandez quelle est la musique qui habille la pub du moment pour la Renault Captur, ou si vous vous êtes demandés l’année dernière quelle était la musique qui habillait le générique de l’Euro ou la pub pour le Samsung Galaxy Tab 2, une seule et même réponse : Midnight City, de M83.

Duo antibois* à l’origine fondé en 1999, désormais réduit à un seul membre, M83 (du nom d’une galaxie) est longtemps resté un groupe assez confidentiel en France, alors qu’il bénéficie d’une renommée bien établie outre-atlantique. J’en veux pour preuve qu’il lui a été confié la BO du blockbuster américain Oblivion (avec Tom Cruise) qui vient de sortir sur les écrans.

Un peu comme Woodkid, on peut soit trouver M83 soit superbe, soit d’une vacuité pompeuse (version grosses nappes de synthé, au lieu des cuivres chez Woodkid), mais force est de constater que ce titre est très efficace. On lui reprochera juste le solo de saxo à la fin, exercice considéré d’un goût douteux depuis le milieu des années 80.

*ce qui signifie « originaire d’Antibes », et non pas « militant pro-déforestation »

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Depeche Mode – Broken

Bon point argentEn voilà une bonne nouvelle… Vingt ans que le fan de Depeche Mode que je fus dans les années 80 attendait un digne successeur aux albums de la grande époque : les Black Celebration, Music for the masses, Violator, Songs of faith and devotion… On avait fini par cesser d’y croire, par se dire que l’ère du Depeche Mode créatif et inspiré était révolue à jamais, même si leur précédent opus Sounds of the universe, sans être totalement transcendant, les avait remis sur la pente ascendante, avec notamment l’imparable single Wrong. Et puis vient ce nouvel album, Delta Machine, dans lequel on retrouve un Depeche Mode au meilleur de sa forme. Le son est peut-être moins novateur qu’a l’époque de Black Celebration, où Martin Gore samplait le bruit d’une masse sur un bloc de pierre ou celui d’un objet cliquetant contre les rayons d’une roue de vélo (Blasphemous rumours), mais il garde une vraie identité. Et surtout, l’inspiration et la qualité des compositions sont de retour.

C’est le titre Broken que j’ai choisi comme extrait de ce nouvel album.

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Chapelier Fou – Cyclope et Othello

Chapelier Fou est un violoniste français versé dans la musique électronique, bref, le fils caché de Yann Tiersen et de Björk. En résultent des ritournelles électro-acoustiques au charme certain. Son deuxième album, intitulé Invisible est sorti en 2012. Cyclope & Othello en est extrait.

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En live, le bonhomme est seul sur scène entouré de ses machines. Il joue les parties acoustiques (violon, guitare…) et au besoin les enregistre à la volée pour pouvoir passer ensuite à un autre instrument (la qualité sonore de cette vidéo n’est pas très bonne, il est donc préférable d’écouter le titre en utilisant les liens ci-dessus pour des conditions optimales d’écoute)

Rone – King of Batoofam

Petit coup de projecteur sur la sensation française du moment dans le petit monde de la musique électronique: Rone, dont le deuxième album « Tohu bohu » vient de sortir sur l’excellent label hexagonal Infiné.

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The Cinematic Orchestra – Necrology

The Cinematic Orchestra a sorti un nouvel album et, comme d’habitude, on y trouve de très bonnes choses. Créé en 1999 par un Jason Swinscoe fasciné par les musiques de film (comme en témoigne le nom de son groupe), The Cinematic Orchestra se situe à la croisée des chemins entre jazz, musiques électroniques et B.O. de films. DJ à l’origine, et employé du label Ninja Tune (un des labels de musique électronique les plus intéressants avec Warp), Swinscoe a réalisé son premier album « Motion » en enregistrant des « jam sessions » de musiciens de jazz, puis en découpant, assemblant et mixant des phrases musicales extraites de ces sessions. Le résultat est là, et un extrait de cet album aux sonorités jazz down-tempo trouvera un jour sa place sur ce blog. Après quelques autres parutions, le groupe revient avec « In motion #1 », album acoustique voire orchestral à l’atmosphère plus cinématographique que jamais, composé de plages d’une dizaine de minutes chacune. La première s’intitule « Necrology ».

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The Album Leaf – The outer banks

La semaine dernière, The Album Leaf a sorti « Forward / Return », un nouvel EP dont l’écoute m’a plongé dans… rien, en fait. Une livraison relativement insipide donc, d’un Jimmy LaValle qu’on a connu plus inspiré, comme en témoigne son très bel album « In a safe place », paru en 2004. On pourra se demander si la différence de qualité entre ces deux albums tient à la seule humeur de l’unique membre de The Album Leaf, ou au fait qu’à l’époque de l’enregistrement de « In a safe place », Jimmy LaValle avait une chouette bande de copains, qui lui ont prêté leur studio et probablement aussi un peu de leur talent : les membres de Sigur Ros, indispensable groupe de post-rock islandais.

A ce moment de la lecture de cette article, l’intuition que le morceau qui lui est associé ne sera pas un extrait de « Forward / Return » devrait avoir germé même dans les cerveaux les plus obtus : c’est effectivement un extrait du bien plus intéressant « In a safe place » que je vous propose aujourd’hui.

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Archive – Controlling crowds

Troisième sortie du moment : le nouvel Archive est dans les bacs. C’est pour moi l’occasion de commencer à écouler mon stock de titres d’Archive. Groupe créé à l’origine par deux « requins de studio » (musiciens aguerris gagnant leur vie en écumant les sessions d’enregistrement), il faut bien dire que les deux lascars connaissent les ficelles du métier. Arrangements pertinents, production léchée, Archive nous livre régulièrement des titres d’une efficacité redoutable.

Au cours de sa carrière, le groupe s’est aventuré dans divers styles musicaux avec plus ou moins de réussite, changeant de chanteurs/chanteuses au fil des albums. Avant ce nouvel opus intitulé « With us until you’re dead », que l’on peut voir comme un genre de synthèse des différents styles explorés par le groupe, Archive avait livré un double album en deux temps : « Controlling Crowds » suivi d’un « Controlling Crowds (Part IV) », qui marquait un retour vers le style plus électronique / trip-hop du premier album, registre dans lequel ils excellent particulièrement. Faute d’un titre aussi réussi dans le nouvel album (qui est loin d’être mauvais pour autant), c’est le titre éponyme de l’album « Controlling Crowds » sorti en 2009 que nous allons écouter. Le morceau dure plus de 10 minutes, mais on n’a pas le temps de s’y ennuyer : Archive, qui est relativement coutumier du fait, maîtrise l’art de développer un thème musical.

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Mondkopf – Bain du matin

Pour une fois, et dans un élan de solidarité avec PPDA et Rama Yade, je vais plagier en commençant par un copier/coller de la chronique des Inrocks publiée à la sortie du deuxième album de Mondkopf, en 2009, intitulé « Galaxy of nowhere ».

Dans le civil, le jeune Toulousain Paul Régimbeau se déplace principalement en skate-board. On ignorait que ces engins volaient aussi haut, loin du plancher des vaches, atteignant une voluptueuse apesanteur qu’aucun électronicien français n’avait visitée depuis les premiers pas, élastiques et joueurs, d’Air. Si l’on devait établir un jour un hit-parade des musiques que les artistes – cinéastes, plasticiens, écrivains… – écoutent en travaillant, on ne serait justement pas surpris d’y retrouver, en haute estime, les travaux des deux Versaillais, juste derrière Brian Eno, intouchable. Souvent citée en référence comme puissant stimulus intellectuel ou simple clé des champs du rêve, la musique plane d’Eno irrigue ainsi notre société en profondeur, petite mère de tant d’instants de paix, de plénitude, de zénitude. Dans vingt ans, quand on demandera aux chercheurs du CNRS et auteurs de science-fiction au son de quels musiciens ils envisagent d’autres mondes, ils répondront sans doute, la bouche en coeur, Mondkopf, l’un des disciples d’Eno les plus imposants apparus en ce siècle des lumières noires. Car elle a beau être moins ambient dans son épure, plus pop dans son déroulé gracile, l’electro de Mondkopf a bien retenu les fantastiques leçons de soustractions d’Eno, laissant parfois les mélodies au bord du silence, les harmonies à deux doigts de l’extinction. Dance-music pour scaphandre lunaire et sautillements ralentis, Galaxy of Nowhere invite à la dérive, à l’évasion, au repos liquide des corps et à la convulsion des imaginations, à la profusion des films intérieurs. Etonnant choc thermique entre le minimalisme des sons et le maximalisme des propositions, entre l’abandon et un prodigieux allant, cet album où se bousculent RZA et Moroder, Arvo Pärt et Aphex Twin est un traître à toutes les tribus electro, des hédonistes aux ascétiques. Allié de tous mais fidèle à aucun dogme ni à aucune religion, ce grand homme sur sa planche à roulettes peut ainsi démarrer une chanson (car ces symphonies éthérées/dératées restent des chansons farouchement pop) dans une forêt de cordes inquiètes à la Sigur Rós pour la finir hilare sur le dance-floor extatique de Vitalic. Cosmique et solitaire – Galaxy of nowhere, donc

On pourra ajouter comme référence les écossais de Boards of Canada, dont la somptueuse musique downtempo n’a pas encore été évoquée sur ce blog, mais qui le sera un jour ou l’autre. Boards of Canada est signé chez Warp, incontournable label de la musique électronique dite intelligente, et dont le catalogue (malheureusement absent de Deezer a ce jour) recèle nombre d’artistes talentueux et inventifs, tels Aphex Twin, Plaid, Autechre, Leila, etc.

Le chroniqueur des Inrocks parle de plénitude au sujet de la musique de Brian Eno, cité comme influence de Mondkopf. C’est aussi ce que m’inspire l’extrait de « Galaxy of nowhere » que j’ai choisi, intitulé « Bain du matin ».

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Vous avez aimé? Alors restez sur « Galaxy of nowhere », car l’album suivant « Rising doom » passe du côté obscur de la force, avec une atmosphère beaucoup plus sombre qui, à titre personnel, me plaît nettement moins.

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Gonzales – Crying

Penchons-nous aujourd’hui sur le cas de Gonzales (ou Chilly Gonzales), de son vrai nom Jason Beck, « Génie musical » autoproclamé. Si vous ne connaissez pas forcément son nom, vous connaissez probablement une de ses musiques du fait de son utilisation par Apple dans une publicité pour l’iPad, dont il parle dans cette vidéo (vers 6’30 »). Pianiste canadien de formation classique, inclassable et touche-à-tout, il a démarré sa carrière dans un style putôt rap, puis a vu sa notoriété grandir suite à la sortie de son album « Solo piano » (2004), dont le style rappelle les compositions d’Erik Satie. Ses sorties récentes sont les albums Ivory Tower, mélange piano/electro dont est extrait la musique de la pub Apple, et « The Unspeakable Chilly Gonzales » probablement seul représentant du style « rap symphonique ».

Personnage fantasque, qui fait ses concerts en robe de chambre et pantoufles, il détient également le record du monde du plus long concert, avec une performance au piano de 27 heures 03 minutes et 44 secondes à Paris en 2009. Il est également un producteur/arrangeur prisé (Feist, Jane Birkin, Philippe Katerine, Arielle Dombasle, Christophe Willem, Abd Al Malik…)

Petite interview du personnage (où Sébastien Tellier en prend un peu pour son grade au passage)

Et comme l’objet de ce blog est d’écouter de la musique, ce sera donc aujourd’hui un extrait de l’album « Ivory tower » (2010) intitulé « Crying »… en attendant de revenir sur le cas de Gonzales, dont la palette musicale ne peut se résumer en un seul titre.
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Crystal Castles – Baptism

En 2010, Stromae avait recyclé la dance des années 90 en l’habillant de textes assez noirs. Crystal Castles fait finalement un peu la même chose à sa manière, c’est à dire en version trash. Après un premier album intitulé « Crystal Castles » en 2008, le duo electro-punk canadien, faisant montre de toujours plus d’inspiration dans le choix des titres de ses albums, récidive en 2010 avec « Crystal Castles II », dont est extrait ce titre lo-fi et énervé.

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Les images du clip confirment le goût du groupe pour le style cheap 80’s/90’s, y compris visuel:

PS: je ne l’avais pas remarqué jusqu’à présent, mais sur ce même album, on peut entendre la voix de Jonsi, le chanteur de Sigur Ros, dont un titre a été samplé et utilisé dans le morceau « Year of silence ». Plus de détails ici.

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Soap and Skin – Fall foliage

A l’occasion de la sortie du deuxième (mini) album de Soap & Skin, pseudonyme sous lequel se cache une jeune artiste autrichienne, retour sur son premier album « Lovetune for vacuum » paru en 2009 et salué par la critique. De formation classique et revendiquant des influences aussi diverses que Cat Power, Björk, Nico, Aphex Twin ou Arvo Pärt (artistes tous susceptibles de faire l’objet d’un post dans ce blog), elle est également précoce : elle n’avait que 18 ans a la sortie de son premier opus…

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DJ Shadow – Building Steam With A Grain Of Salt

L’album « Endtroducing… » de DJ Shadow, sorti en 1996 et dont est extrait ce titre, marque plus ou moins la fondation du courant « Abstract Hip-Hop ». Allergiques au rap, ne fermez pas votre navigateur avec dégoût : l’abstract hip-hop n’a pas grand chose à voir avec ce dernier… Ils ont en commun la construction musicale basée sur l’utilisation de boucles samplées, mais l’abstract hip-hop est la plupart du temps instrumental, et son style est beaucoup plus atmosphérique. Courant resté relativement confidentiel, dont la France compte néanmoins un éminent représentant en la personne de DJ Cam, mais ce sera l’objet d’un autre post… En attendant, let me endtroduce… DJ Shadow:

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