Daughter – Youth

Trio pop-folk composé d’une chanteuse, d’un guitariste et d’un batteur, Daughter est une des nouvelles signatures du label 4AD (site officiel) qui a sorti leur premier album au printemps dernier. Avec sa combinaison voix féminine + musique mélancolique, le groupe renoue un peu avec le style musical qui fit la gloire du label dans les années 80/90, à l’époque où figuraient dans l’écurie 4AD des noms tels que Cocteau Twins, This Mortal Coil ou Lisa Germano (mais aussi His Name Is Alive, Kristin Hersh, Heidi Berry, Rachel Goswell…)

Le titre Youth, d’une délicate beauté, est extrait de ce premier album If you leave (2013).

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PS: Pour les Rennais d’entre vous, Daughter passe à l’Antipode le 21 novembre. J’y serai.

Florent Marchet – Apollo 21

Florent Marchet fait partie de cette génération des chanteurs français « post-Dominique A » dont la visibilité médiatique est inversement proportionnelle au talent. Bien loin de la notoriété d’un Vincent Delerm, ils sont quelques-un à oeuvrer dans cette catégorie de chanteurs-pas-à-voix aux textes de trentenaires désabusés (parfois un peu bobo) : Arnaud Fleurant-Didier, Albin de la Simone, Bertrand Belin, Matthieu Boogaerts, voire Bertrand Betsch, Joseph d’Anvers ou Alex Beaupain.

Florent Marchet vient d’annoncer la sortie pour janvier de son cinquième opus, un concept-album intersidéral, dont le premier single vient d’être mis en ligne. Intriguant et prometteur… On attend la suite avec curiosité.

Fin janvier, c’est dans quatre mois, ce qui laisse largement le temps à ceux qui découvrent l’existence de Florent Marchet de se plonger dans sa discographie existante en attendant la sortie du nouvel album.

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Grimes – Genesis

Soldes 2012, ça continue :

Grimes, de son vrai nom Claire Boucher, est une des sensations qui agitait ces derniers temps le microcosme de la musique électronique. Après avoir lu un article à son sujet, je m’étais empressé d’écouter son premier véritable album (du moins le premier véritablement distribué… tiens, par 4AD, encore eux!) pour finalement me dire : « tout ça pour ça »… Ce n’est qu’en réécoutant récemment quelques-uns de ses titres que je n’ai plus réussi à me sortir l’un deux de la tête. Le clip… bizarre y est peut-être également pour quelque chose, mais pas seulement.

Claire Boucher est une jeune canadienne de 25 ans, élevée dans une famille catholique stricte jusqu’au jour où elle découvre Marilyn Manson et décide de changer de look, passant de la jupe plissée au crâne rasé et maquillage noir. L’itinéraire de la jeune femme est longuement raconté sur l’instructive page Wikipedia qui lui est consacrée.

Se disant influencée par un peu tout (Aphex Twin, Cocteau Twins, Nine Inch Nails, Enya, Portishead, voire Beyonce et Justin Bieber), elle livre une musique électronique aux sons parfois carrément cheap (on dit lo-fi, ça fait mieux) mais qui font partie intégrante de son style… et collent plutôt bien à la mode synthpop 80’s du moment, même si la demoiselle semble suffisamment barrée pour qu’on ne la soupçonne pas d’arrière-pensées mercantiles. C’est également elle qui réalise ses clips qui, s’ils sont parfois également un peu cheap (Grimes est dans une démarche « Do It Yourself », pas de superproduction) voire à la limite du ridicule, diffèrent assez radicalement de ceux de, disons, Hélène Segara. Je vous laisse juger… Quant à la chanson, force est de reconnaître qu’elle est assez addictive.

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PS: Grimes n’est pas la chose à talons compensés habillée en papier alu, c’est la blondinette à couettes.

Dead Can Dance – Yulunga

!!! Bonnes notes est centenaire !!!

Pour célébrer la parution du 100e article de ce blog, j’ai choisi la musique d’un groupe qui m’est cher, illustré par des images magnifiques et vice-versa.

Bon point orD’un côté, Dead Can Dance (site officiel), groupe phare de la scène indépendante des années 80-90 hébergé sur le label anglais 4AD (label dont je parle fréquemment ces temps-ci – site officiel). Dead Can Dance est une formation inclassable : partis d’un genre de darkwave déjà peu académique puisque faisant notamment appel, en plus des traditionnelles guitare/batterie, à un instrument chinois à cordes frappées (le yang chin, version asiatique du cymbalum d’Europe de l’Est), Lisa Gerrard et Brendan Perry y ont progressivement incorporé des influences très diverses : musique mystique, médiévale, orientale, africaine, grecque… Le tout porté par la voix de Lisa Gerrard, une des plus grandes chanteuses actuelles,

De l’autre, Ron Fricke, réalisateur de Baraka (1992), somptueux film à la limite du documentaire constitué d’un assemblage de musiques et d’images tournées aux quatre coins de la planète (si tant est qu’une sphère ait des coins…), film sans personnages ni histoire, mais qui raconte le monde en abordant de nombreux thèmes (la religion, la misère, l’urbanisation…)

Au début des années 90, Dead Can Dance et Ron Fricke procédèrent à un échange de bon procédés : Lisa Gerrard et Brendan Perry fournirent à Ron Fricke des titres de Dead Can Dance pour accompagner les images de son film, en échange de quoi Ron Fricke leur fournit des images de Baraka pour réaliser le clip d’une de leurs chansons, Yulunga (paradoxalement, une chanson qui ne figure pas dans la BO du film)

Le résultat : des images envoûtantes sur une musique envoûtante. A regarder en plein écran et à écouter au casque…


PS: Ron Fricke a récidivé en 2011 avec un deuxième film dans le même esprit, intitulé Samsara. De son côté, Dead Can Dance, après 16 ans de silence, a sorti en 2012 un album intitulé Anastasis.

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Purity Ring – Fineshrine

Continuons de solder les titres qu’il fallait écouter en 2012, avec une fois de plus une production 4AD, qui a lancé l’an dernier un duo electro-pop canadien du nom de Purity Ring. Fineshrine est le second single de leur premier album intitulé Shrines.

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Alt J – Intro

A force d’en garder sous le coude, me voici avec quelques nouveautés qui, le temps passant, ont fini par ne plus du tout en être, et qu’il est donc temps de solder… Ainsi en est-il d’Alt-J, une des révélations les plus excitantes de… l’année dernière dont je n’ai toujours pas vanté les mérites. A ma décharge, il faut dire que 2012 et le début de 2013 ont été plutôt riches en sorties de qualité.

Donc, pour les quelques-uns d’entre vous qui seraient passés à travers, Alt-J, qui tient son nom du raccourci qui donne le symbole Δ sur un Mac à clavier QWERTY, est un groupe de rock (au sens large, tant leur musique mêle diverses influences) originaire de Leeds qui a signé en 2012 un excellent premier album intitulé An awesome wave. Album qui débute ainsi :

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The Organ – Brother

Bon point orIl y a quelques temps je vous faisais écouter Austra. La première fois que j’ai entendu Austra, j’avais été troublé par la ressemblance de cette voix si particulière avec celle de la chanteuse d’un défunt groupe nommé The Organ, au point d’aller vérifier qu’Austra n’était pas le nouveau projet de l’ex-chanteuse de ce groupe, auteur d’un unique album (intitulé Grab that gun) en 2005 avant de se séparer. Si au départ les profils des chanteuses des deux groupes semblaient converger en raison de points communs en -ienne (elles sont toutes deux canadiennes et lesbiennes), il s’avéra finalement qu’il s’agissait bien de deux personnes distinctes… Nous sommes donc totalement sans nouvelles de The Organ, dont on écoutera donc cet excellent titre… à titre posthume.

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Colleen – Summer water

458px-Colleen_(24aprile08)_@_LomaxC’est certes la rentrée, mais techniquement nous sommes encore en été… Ecouter Summer water de Colleen est donc toujours d’actualité…

Professeur d’anglais de son état, Colleen (de son vrai nom Cécile Schott), qui a fini par quitter l’Education Nationale pour se consacrer pleinement à la musique l’année de la sortie de son quatrième opus, est une compositrice française qui construit sa musique en samplant* nombre d’instruments acoustiques avant d’en assembler les sons pour constituer des morceaux. Elle définit elle-même sa musique comme de la minimal acoustic music.

*Anglicisme barbare, disons plutôt en « échantillonnant » pour parler correctement la langue de Molière, même si le mot « échantillonneur » ne faisait certainement pas non plus partie du vocabulaire de celui-ci, son collègue Lully étant assez peu versé dans l’électro

Le résultat ne passera jamais sur NRJ, mais produit des atmosphères et des textures sonores fort plaisantes et propices à la méditation. Il suffit de se laisser porter…

Summer water est le premier titre de son deuxième album, The golden morning breaks, paru en 2005, que j’ai classé dans la catégorie Musiques Electroniques du fait de l’utilisation de intensive de l’informatique dans son élaboration, même si toutes les sources sonores y sont acoustiques.

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Yazoo – Don’t go

La pop électronique / new wave des années 80, longtemps ringardisée par ses sons désormais considérés comme naïfs, vit un surprenant retour en force, avec moult artistes pompant outrageusement les sonorités de l’époque. Tant et si bien qu’il sort aujourd’hui nombre d’albums qu’on pourrait croire publiés en 1982 (Lescop, Juveniles, Tristesse contemporaine, La Femme… voire Austra -plus intéressant à mon goût- dont j’ai parlé la semaine dernière). Se nourrir d’influences pour élaborer son propre style, c’est bien, se contenter d’un copier/coller comme le font certains a moins d’intérêt : dans ce cas, autant écouter the real thing, à savoir les titres de l’époque. Ce que nous allons faire, avec ce vieux tube de Yazoo, qui n’a pas fait énormément d’autres choses inoubliables que ledit tube, mais qui, ne serait-ce que pour ce titre, a bien fait d’exister. Il y a un autre bénéfice à l’existence de Yazoo : le groupe a été créé par Vince Clark suite à son départ de Depeche Mode, dont il était le compositeur du premier album. Et ce départ a probablement été le plus grand service que Vince Clark ait rendu à Depeche Mode, laissant la place vacante de compositeur à Martin Gore, qui emmènera le groupe dans des directions beaucoup plus innovantes et audacieuses que ce que Clark aurait probablement fait : « Just can’t get enough » (Clark), c’est gentiment efficace, mais on est bien loin du niveau de ce que Gore a pu livrer par la suite : « Blasphemous rumours », « Stripped », « Shake the disease », « Never let me down again », « Enjoy the silence », etc.

Ecoutons donc « Don’t go », qui doit autant aux synthés de Vince Clarke qu’à la voix profonde d’Alison Moyet.

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Austra – Painful like

Le morceau du jour est un titre du nouvel album d’Austra, sorti il y a quelques semaines. Si l’atmosphère synthétique époque new wave est toujours présente, ce deuxième opus délaisse cependant les ambiances darkwave du premier album Feel it break (paru en 2011) au profit d’arrangements un peu plus légers et dansants. Sur Olympia, le groupe de Toronto fait la part belle aux sons analogiques enregistrés live, mais si le style musical a évolué entre leurs deux albums, on reconnaitra sans peine le côté mélancolique du trio porté par la voix si caractéristique de Katie Stelmanis, chanteuse de formation classique qui a délaissé le chant lyrique pour se consacrer à la pop électronique.

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Fauve – Blizzard

Bon point argentComme promis, voici Blizzard, titre éponyme du premier EP de Fauve. C’est toujours cru, c’est toujours rageur, c’est toujours bien…

Je vous conseille d’écouter plutôt sur Deezer, sauf si vous avez 8 minutes 28 secondes devant vous pour visionner la version longue (en vidéo) qui est un peu… longue.

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James Blake – Retrograde

Bon point argentSorti plus ou moins de nulle part en 2011, le premier album de James Blake ne ressemblait à rien de connu dans le rayon musiques électroniques au sein duquel on trouvait son CD(*), un disque très novateur qu’on eut tôt fait de qualifier de post-dubstep. Je vous laisse vous référer à la page Wikipedia afférente pour vous informer sur ce qu’est le post-dubstep : l’article en question définit déjà le dubstep « de base » comme « une des mutations du UK Garage et du 2-step (…qui…), comme le grime, autre mutation du garage, s’est développé sur la base d’atmosphères urbaines et futuristes et de rythmes à un tempo proche de 140 bpm. (…) Hormis les influences directes du 2-step, on y retrouve des éléments issus de la jungle et de la drum & bass, du dub, de l’electronica, et de la techno.« , donc je ne vous dis pas pour le post-dubstep…

La musique de James Blake est certes de la musique électronique, mais surtout il y a cette belle voix androgyne que le jeune homme pose dessus… Aussi créative soit-elle musicalement, Björk ne serait pas Björk sans sa voix si caractéristique. Il en va de même pour James Blake : un style ET une voix. Après un premier album tout-à-fait intéressant, même si pas toujours très facile d’accès, est donc sorti récemment sa deuxième livraison, intitulée Overgrown, dans laquelle James Blake a la bonne idée de moins trafiquer sa voix que sur le premier album, laissant mieux apprécier sa beauté nue.

Retrograde est le titre que j’ai choisi de vous faire écouter.

(*) les CD étaient des objets que l’on achetait et sur lesquels se trouvaient de la musique non compressée, mais je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où il y avait des magasins Virgin et où la Fnac était une enseigne culturelle qui ne vendait pas de cafetières.

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Ladylike Lily – Periods

Scène rennaise #8 (ou #1 bis)

On termine ce cycle sur la scène rennaise par celle avec qui on l’avait commencé, à savoir Ladylike Lily, pour un deuxième titre dont les arrangements électroniques low cost (petit clavier Casio…) détonnent un peu plus du reste de l’album, dans une veine globalement folk.

Ca s’appelle Periods. Period voulant entre autres dire « point » (de ponctuation), c’est un titre approprié pour mettre un point final à ce tour d’horizon de la scène rennaise, tour d’horizon qui n’était évidemment pas exhaustif : il y a d’autres artistes rennais tels que Montgomery ou les Juveniles, mais j’ai choisi de me limiter à ceux qui me plaisaient le plus…

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Bien que je recommande la version studio écoutable ci-dessus, aux arrangements nettement plus travaillés, vous pouvez aussi visionner pour l’anecdote cette vidéo d’un live enregistré sur un banc public de Strasbourg…

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The National – Fireproof

Il y a des artistes dont croise le nom de manière récurrente, dont on se dit qu’on pourrait aimer, et qu’on ne prend jamais le temps d’écouter. Ainsi en est-il de The National, dont la sortie du nouvel album a été l’occasion d’enfin porter mes oreilles jusqu’à leur musique. D’autant plus que The National a rejoint l’écurie 4AD, mythique label découvreur de talents des années 80-90 qui a hébergé la plupart de mon Panthéon de l’époque (Dead Can Dance, Cocteau Twins, His Name Is Alive, This Mortal Coil, Red House Painters, Kristin Hersh, Lisa Germano, The Breeders, The Pixies, Gus Gus, Mojave 3…) avant de connaître le déclin, puis de retrouver récemment une certaine vigueur notamment en débauchant des artistes d’autres labels (Tindersticks -qui ne sont pas restés-, The National, Blonde Redhead, Efterklang, Scott Walker, Grimes…) mais pas seulement (Bon Iver, Daughter, Purity Ring…)

A l’image des français de Syd Matters, The National ne marquera pas un tournant dans l’histoire de la musique mais apportera avec ce nouvel album Trouble will find me (2103) une bien jolie brique à l’édifice folk-rock indépendant, pleine de sensibilité et qu’on a grand plaisir à écouter. Bref, malgré un style assez balisé, un album de très belle facture.

Il y avait plusieurs candidats crédibles pour représenter dignement ce Trouble will find me, et c’est finalement la ballade Fireproof que j’ai choisi de mettre en exergue.

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Manceau – Miracle Days

Scène rennaise #7

Nous écoutons aujourd’hui Manceau, un groupe rennais apparu en 2009 qui nous livre une pop un peu rétro aux arrangements et aux harmonies vocales travaillés. Miracle Days est extrait de leur second album, Little Traffic Jam, paru en 2012.

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Didier Squiban – Suite de gavottes des montagnes

Didier Squiban, pianiste à la frontière du jazz et de la musique celtique… Après Ker Eon et Ar Baradoz, troisième et dernier extrait de son album Molène (1997), avec un titre plus bretonnant.

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Mermonte – Grain

Scène rennaise #6

mermonte

On continue notre tour d’horizon des artistes rennais avec le groupe Mermonte, auteur en 2012 d’un premier album éponyme entre pop et post-rock. Le groupe, composé de dix membres, a été récompensé au concours Jeunes Charrues en 2012.

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Nosaj Thing – Eclipse/Blue

Une réussite aussi bien musicale que visuelle, avec en guest la chanteuse de Blonde Redhead, groupe new-yorkais d’origine italo-japonaise.

Avatar de The Soul Must SleepThe Soul Must Sleep

Jason Chung, alias Nosaj Thing, est un producteur de musique électronique et de abstract hip-hop américain. Il a bossé pour plusieurs pointures comme Kid Cudi ou Kendrick Lamar et joué dans plusieurs festivals de grande envergure comme Coachella.

nosajthing

 

En solo, Nosaj Thing fait de l’electro aérien, lascif et expérimental. L’influence du trip-hop s’y fait bien sentir. Talentueux, très talentueux, il fait partie de ces artistes qui proposent une musique minimaliste planante, laissant la part belle à l’introspection.

Le clip Eclipse/Blue est, à l’image du son, une pièce d’expérimentation. Oeuvre du VJ japonais Daito Manabe (mapping et projection live de vidéos, d’images sur des supports variés), de  takcom, Satoru Higa, and MIKIKO (voir The Creators Project), cette vidéo est un bel exemple de l’art d’aujourd’hui et de cette tendance transfrontalière qui traverse nos sociétés.

Les limites entre les disciplines se font de plus en plus fines, se brouillent même…

Voir l’article original 31 mots de plus

The Popopopops – Pure

Scène rennaise #5 (ou #2 bis)

On retrouve les Popopopops, présentés il y a quelques semaines, pour un deuxième titre plus rock, intitulé Pure, qui n’est pas sans rappeler les anglais de Foals (qui eux aussi ont sorti récemment un nouvel album)

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Stromae – Formidable

Le petit malin…

(d’après un article de Next)

La semaine dernière, des vidéos amateurs apparaissaient sur Youtube pour montrer un Stromae visiblement éméché dans les rues de Bruxelles. Chancelant, la ceinture défaite, le chanteur devait être aidé par des passantes pour ne pas se faire renverser par un tram.

Vendredi soir, le Belge était sur le plateau de Ce soir ou jamais de Frédéric Taddeï, et sa prestation entraînait le lendemain plusieurs articles se questionnant sur son état. Jeanmarcmorandini.com parlait de «malaise», ladepeche.fr décrivait un Stromae «chancelant, les yeux regardant dans le vide, (…) l’air d’avoir bien bu avant de monter sur scène», et se demandait finalement: «L’interprète de Alors on danse aurait-il des problèmes d’addiction à l’alcool ?» Visiblement bien informé, Pipole.net expliquait que Stromae serait sous le coup d’«une petite dépression suite à sa séparation»….

Lundi la mise en ligne du clip de Formidable, vu 600 000 fois en 24 heures, ridiculisait toutes ces élucubrations: les images de la semaine précédente à Bruxelles faisaient partie du tournage de la vidéo, le chanteur avait feint d’être ivre pour ce clip filmé en caméras cachées. Et il n’était pas plus éméché lors de son passage télé, il interprétait seulement un homme saoul. «J’suis poli, courtois et un peu fort bourré», décrit ainsi clairement le deuxième couplet de ce titre puissant et entêtant. Un coup doublement réussi pour Stromae: avec le clip, il a mené une promotion maligne qui s’est joué de l’appétit des médias et des internautes pour des images trash; avec son titre Formidable, il montre ce que devrait être la variété en 2013.

NDLR : ah oui, au fait, et la chanson? Stromae avait déjà montré avec Alors on danse sa capacité à plomber l’ambiance plutôt festive des ses musiques (typées dance des années 90) avec ses textes pessimistes. Cette fois-ci, sur une musique plus so(m)bre (ce qui n’est pas une mauvaise chose), le Belge nous en remet une bonne couche côté paroles désabusées, et nous touche encore, confirmant une personnalité un peu à part dans le paysage musical francophone : formidable.